La nouvelle édition de LA GRANDE EAU de Živko Čingo (Ed. Le Nouvel Attila, 2016)

                LA GRANDE EAU  de Živko Čingo 

« Le mur entourait l’orphelinat comme une couleuvre cachée. Énorme. Si elle t’enlace, elle te prend avec sa queue et il n’y a plus de fuite possible. »

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Deux enfants, Lem et Isaac, vivent dans un orphelinat cerné de murs montant jusqu’au ciel. Ils tentent d’apercevoir à travers un trou du mur la Grande Eau, symbole pour eux de toutes les libertés. Nous sommes au lendemain d’une guerre, dans un établissement régi par quelque dictateur, sans autre espace laissé à l’imaginaire que ce trou, qui canalise espoirs, paroles et prières.

Lem nous raconte ce cauchemar éveillé, frénétiquement, comme s’il n’y avait pas de lendemain, comme si les adultes ne pouvaient les croire, comme si tout était trop irréel pour être vrai. Les enfants rêvent que la Grande Eau se rapproche, absorbe les étoiles, qu’elle les embrasse et les enveloppe comme une mère en recouvrant tout sur son passage. Mais peu à peu, les murs se recouvrent de lettres rouges, le ciel devient de flammes, le vent rouge emporte les étoiles, et la sécheresse menace.

La prose répétitive et incantatoire de Živko Čingo déchire la norme, perce le cœur, et transcende d’une manière hallucinée la malédiction de Lem et d’Isaac.

zivko_chingo  Živko Čingo (prononcer Jivko Tchingo), né en 1935 à Velgochti, en Macédoine, et mort en 1987, s’est consacré — hormis deux récits qui se suivent, Les Neiges argentées, La Grande Eau, et des recueils de nouvelles Paskvelia — à l’écriture théâtrale. Comparé à Isaac Babel pour la vivacité du regard qu’il porte sur la période post-révolutionnaire, Čingo offre un témoignage historique de la répression totalitaire. La Grande Eau, traduit en anglais, en russe, en serbe et en français, fut adapté au cinéma en 2004 par Ivo Trajkov sous le titre anglais The Great Water.

« Je n’écris que si le sujet revient en rêve. » 

« J’ai plus besoin de la vie que du papier. Mon premier livre, j’ai attendu cinq ans et  je l’ai écrit en quatorze jours. Je n’écris que si le sujet auquel je pense revient en rêve. Sinon, il n’a pas de nécessité. La littérature, c’est toujours un défi, toujours un risque. » (Zivko Cingo)

C’est dans la Comédie humaine que Zivko Cingo a appris le plan de Paris. Il est fils de plâtrier. Dans sa formation, assure-t-il, le don de conteur de son père, sa culture, ont compté plus que les auteurs russes lus et adorés plus tard. Sa mère lui lisait la Bible ; c’était aussi une bonne école, à laquelle s’ajoutaient les merveilleuses histoires achetées par fascicules chez l’épicier, et dont il découvrit plus tard qu’elles étaient des extraits de grands classiques.

Illustration La grande eau

La dessinatrice

Giovanna Ranaldi a eu une révélation enfant en découvrant les sculptures de Henry Moore. Diplômée de l’institut d’art de Rome et de l’école Parsons à New York, un temps restauratrice de tableaux, elle enseigne et réalise des performances de théâtre d’ombres. Elle a publié un somptueux Petit Poucet en bichromie (Pulgarcito, éd. Milimbo), Musica (éd. Artebambini) et Une toute petite chose (éd. Passepartout)

Texte de Živko Čingo
Traduit du macédonien par Maria Bejanovska
Dessins de Giovanna Ranaldi
Collection Calques (Le Nouvel Attila)
978-2-37100-029-2 – 224 pages – 16€

Version électronique: La grande eau (Flora Editions):

http://www.amazon.fr/grande-x17D-ivko-x10C-ingo-ebook/dp/B00ZCVPK16/ref=sr_1_5?s=books&ie=UTF8&qid=1458567541&sr=1-5

PRESSE :

LIBRAIRIE CHARYBDE (Hugues Robert) :

« …le retour de ce grand texte, fable à inscrire résolument – comme peut-être, d’une toute autre manière, le si beau « Voyage imaginaire » de Léo Cassil– parmi les lectures nécessaires de l’imaginaire comme moyen de lutte toujours plus puissant qu’il ne le semble, même face auxs intempéries mortifères. » :Hugues Robert : https://charybde2.wordpress.com/2016/02/18/note-de-lecture-la-grande-eau-zivko-cingo/

PALUDES :

« C’est un texte qui résonne de toutes les voix qui ont été écrasées par toutes les formes dictatoriales, mais c’est aussi un véritable texte d’enfance, un texte qui est habité par une voix extraordinaire. Que je sois maudit si vous n’êtes pas sensible à cette voix de Lem! ».Blog Paludes (26 fév. 2016): 

COUP DE CŒUR DES LIBRAIRIES INDÉPENDANTS DU POITOU-CHARENTES POUR LA GRANDE EAU !: « … texte, insolite, poétique et politique. A découvrir ! »

http://libraires-poitou-charentes.fr/notre-coup-de-coeur/9782371000292/la-grande-eau

DES LIVRES ET DES FILMS:

« La plume de l’auteur est très belle. Le récit est rythmique, nerveux, vivant. Il s’agit d’un texte unique en son genre »:

La grande eau, de Zivko Cingo

COUP DE CŒUR de la Librairie Mots et Cie pour La Grande Eau !

Une vraie découverte!

« Ce roman, véritable ‘trésor oublié’, est une fable poignante et déroutante sur fond de totalitarisme aux débuts de la Guerre Froide. Un crève-cœur ! »

http://librairie.motsetcie.over-blog.com/2016/03/une-reedition-et-une-vrai-decouverte.html

MAGAZINE LIRE (avril 2016): « On peut aujourd’hui redécouvrir cette ténébreuse fable d’apprentissage, dont l’onirisme de la langue et la fulgurance des images écrasent tout discours attendu. »

La Grande eau, Mag. Lire

LIBERATION (25 mars 2016):

ORPHELINS DE MER
Des enfants en cavale grâce à la «Grande Eau», un conte du Macédonien Zivko Cingo

« …un conte au lyrisme noir, irradié par l’amitié de deux orphelins, Lem et Isaac, dit aussi Keïten, « un enfant moche », « aux épaules tordues », et aux « yeux bizarres ».

http://next.liberation.fr/livres/2016/03/25/orphelins-de-mer_1442064

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LE TRIANGLE MASQUE (31 mars 2016) : « L’écriture est superbe, bâtie sur des riens, impressionniste presque, et il n’est nul besoin de vouloir arracher à tout prix un sens immédiat à ces phrases qui fuient la signification directe comme la métaphore. La grande eau est plus une œuvre de poète que de romancier, une eau-forte plus qu’un témoignage. Un livre d’inspiration « insolite ou fantastique », tout juste… »

http://letrianglemasque.blogspot.fr/2016/03/la-grande-eau-de-zivko-cingo.html?showComment=1459699806739#c7442184797629899881

LE MONDE DE MIRONTAINE: « Un très beau récit sur la détresse mais aussi le pouvoir de l’imagination chez l’enfant. L’auteur est un magicien des mots.

« http://lemondedemirontaine.hautetfort.com/archive/2016/04/04/la-grande-eau-de-zivko-cingo-5784204.html

La grande eau Le monde de Mirontaine

LE MATRICULE DES ANGES (mai 2016):

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ADICT CULTURE (mai 2016) : « Et puis il y a la grande eau. Celle qui est au delà du mur, de cette sorte de prison. La grande eau que l’on peut apercevoir si on arrive à regarder à travers les murs. Métaphore magnifique de ce que peut être la liberté et son désir. C’est le secret des enfants de l’orphelinat, ce qui leur permet de tenir malgré les brimades. »

La grande eau de Živko Čingo 

COUP DE CŒUR DE LA LIBRAIRIE L’AUTRE RIVE DE TOULOUSE (juin 2016): Très beau et très joli (magnifiques illustrations) livre dont la force poétique fait que ce texte reste, vous hante…

http://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-des-libraires/la-grande-eau-de-zivko-cingo-par-la-librairie-l-autre-rive-toulouse

…quand le Macédonien Zivko Cingo, avec La Grande eau, clôt de murs infranchissables les plus beaux rêves enfantins, en une métaphore poignante du totalitarisme:

http://www.thierry-guinhut-litteratures.com/2016/09/trois-internats-pour-enfants-trois-degres-du-totalitarisme-mariam-petrosyan-la-maison-dans-laquelle-arthur-koestler-les-tribulations

 

« Par le pouvoir de l’écriture, Živko Čingo oppose à la dictature de l’ordre et de l’obéissance le refus de la haine. Parsemant cette terrible histoire d’éclats de couleurs, de rire et d’espoir, son subtil jeu de mises en abyme et ses phrases heurtées, instables et répétitives, aussi insaisissables que l’enfance font naître la beauté parmi les ruines. Jusqu’au bouleversement. » : http://racines.canalblog.com/

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A propos bejanovska

journaliste - traductrice littéraire
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