JOEL VERNET – le poète qui veut transformer le monde en poème

PRIX HEREDIA 2021 décerné par l’Académie Française.

Je viens de découvrir un grand, un merveilleux poète : Joël Vernet. Chacun de ses mots me bouleverse. Sa poésie est un hymne à la vie, à la nature et à l’amour de l’écriture. Partager mon bonheur avec les lecteurs macédoniens s’est imposé et voilà, je suis retournée vers ma langue maternelle, en espérant n’avoir pas trahi l’incandescence des « copeaux,  bribes,  brindilles » de l’auteur.

« Un rien fait lever l’immense en moi. Un rien. La beauté d’un visage. Une fleur sur le bord d’un chemin, une silhouette, la nuit derrière un rideau. Un veilleur, quelque part dans le monde, inconnu. L’attente, la sourde, l’amère attente. Celle qui abolit la frontière entre la vie et la non-vie. Celle qui vous crève les poumons, vous arrache les yeux. L’attente : cette diablesse, cette sorcière, cette douce compagne. »

JOEL VERNET, POETOT KOJ SAKA SVETOT DA GO PRETVORI VO PESNA

Жоел Верне, поетот кој сака светот да го претвори во песна.

   

Joél VERNET

Za francuskiot pisatel Joël Vernet (Žoel Verne) može da se reče deka e večno mlad poet. Propatuval niz site kontinenti no sekogaš se vrakal vo svoeto rodno selo vo Haute-Loire (Francija). Za negovata biografija malku se znae, osven deka e roden 1954 godina vo edno malo planinsko selo, i koga go prašale « što raboti » toj odgovoril « što e možno pomalku ». Joël Vernet postojano go « bara likot na bitnoto koe nema lik ». Toj e poet, i samo poet, čija cel e da go pretvori svetot vo pesna.

Baranjeto na vistinata vo zborovite, ušte i sekogaš, nejzinata sinhronizacija so dlabokata vreva koja eči vo i nadvor od nego, toa e životnata cel na Joël Vernet, koj odvreme navreme se somneva (« žicata na pisuvanjeto ponekogaš se kine vo mene i visi kako padnata pajačina ») no sekogaš najduva spas so pomoš na tvrdoglaviot moliv, duri i togaš koga mastiloto zamrznuva poradi studot vo negovoto suštinsko rodno mesto (« Životot e često stapica kojašto zanesot ja olabavuva, olabavuva, olabavuva »).

Avtor e na pedesetina knigi, patni beleški i zbirki pesni. Negovata poetska proza sodrži « strugotini », « troški », « grančinja » od negovoto viduvanje i čuvstvuvanje na svetot, prirodata, ljubovta posebno kon pišuvanjeto.

« Želbata da pišuvam im ja dolžam – osven na site pominati teškotii – na vilinskite konjčinja od moeto detstvo, koga go čuvav dobitokot, koi tancuvaa pred moite oči vo nivnite šareni fustani, nad potocite, sletuvajki na bregot, taka lesni, taka lesni, taka kršlivi, pretvorajki go ova obično mesto vo vistinski raj. Nivnata iskrenost me voshituvaše i toa volšebstvo nikogaš ne me napušti ». (izvadok od « Beleški od bavniot pat »)

Nekolku naslovi :

Onaa koja nema zborovi (Celle qui n’a pas les mots, Ed. Lettres vives, 2009)

izbor na makedonski 1    (extraits en macédonien)

Glasini na tišinata (Rumeur du silence, Ed. Fata Morgana, 2012)

izbor na makedonski 2  (extraits en macédonien)

Zboguvanjeto e znak (L’adieu est un signe, Ed. Fata Morgana, 2015)

izbor na makedonski 3    (extraits en macédonien)

Beleški od bavniot pat (Carnets du lent chemin , Ed. La rumeur libre, 2019)

«Écoute, explore, contemple, ce sont là des chemins fertiles qu’empruntent les héros du peu, les vrais tragédiens, les oiseaux, les animaux sauvages.»

lire la suitehttps://blogs.mediapart.fr/jean-claude-leroy/blog/221019/avec-joel-vernet-mot-mot-que-chaque-instant-soit-loue

Zaboravot e damka na neboto (L’oubli est une tache dans le ciel (Ed. Fata Morgana,

2020)    izbor na makedonski 4    (extraits en macédonien)

PRIX HEREDIA 2021 décerné par l’Académie Française.

« MON PERE SE PROMENE DANS LES YEUX DE MA MERE », récit de Joël Vernet (Ed. La Rumeur libre, 2020)

J’aimerais que la lumière des regards ne meure jamais. Ce livre est le miroir de ces vies prodigieusement secrètes. Et j’aimerais qu’il croisse comme une fleur sauvage, tout simplement, éblouissant de vérité. Il y a parfois dans les livres, si rarement, de nouvelles noces.

Joël Vernet nous emmène dans les burles de son pays rustique, les beautés de « ses » paysages, à l’écoute de son école, de son instituteur, dans la rudesse néanmoins si douce, les émerveillements et les privilèges de cette vie dans la nature, qui aideront à dépasser la disparition jamais expliquée de ce père qui déjà travaillait au loin. Le creuset de ses choix de vie, poète qui part dans le monde, à la rencontre d’autres merveilles humaines et de nature, habité par l’amour chaleureux et vaillant de cette mère qui restera silencieuse jusqu’au bout.

Ma mère est partie, silencieuse, rejoindre la vieille absence de mon père qui n’a jamais eu le temps de nous dire adieu. Tous, nous sommes restés sur le seuil de notre maison pendant des années à attendre son retour. Écrire là-dessus, aujourd’hui, c’est marcher vers la maison qui n’existe peut-être plus, en retrouver les murs, le toit, les fenêtres ouvrant sur la majestueuse campagne et la fameuse chambre où nous dormions, juste au-dessus de l’écurie, avec son flot d’odeurs et les vagissements des bêtes. Écrire, est-ce errer à travers des ruines, celles de l’enfance, puis de l’âge adulte ?

FRANCE CULTURE : https://www.franceculture.fr/emissions/du-jour-au-lendemain/joel-vernet

Ноќта никогаш не ги брише нашите соништа, Ed. Lettres Vives, 2021

LA NUIT N’ETEINT JAMAIS NOS SONGES, Joël Vernet, Lettres Vives
« Pour écrire, nul besoin de s’appuyer sur la douleur. La douleur ne suffit pas. Seule la joie fait chavirer le cœur. Tu voudrais écrire à voix si basse cette joie que l’on t’entendrait à l’autre bout du monde. Mais tu n’écris presque plus, écoutant le silence, traversant les nuits une torche à la main. »

« Lire Joël Vernet, c’est surtout assister, en témoin complice, au mariage « de la langue et de la vie…Il n’y a jamais de fioriture chez Vernet. L’écriture est comme une rivière qui se fond dans le paysage, une quête continuelle d’harmonie, et, si elle part d’une source, celle-ci n’est pas à chercher dans les livres lus mais dans la vie, dans cette lumière et ce vent qui « fait jouer ses flûtes devant mes fenêtres », sans oublier le silence, « l’unique chef d’orchestre ». Que tout ce qu’il écrit soit un chant d’amour, un cri du cœur, un hymne à la joie ! »https://www.en-attendant-nadeau.fr/…/quarante-ans…/« 

MARCHER EST MA PLUS BELLE FACON DE VIVRE

« Il est encore temps d’aller aux fontaines, de trancher les secondes comme un fruit, d’écouter le chant des paroles montant de Babel. Personne n’est plus dans sa vie, dans aucune vie. Oui, tout est à réinventer, tout. Même l’amour, surtout l’amour et la bonté. Ces deux diamants qui se sont éteints au cours des siècles, sur lesquels nous avons jeté les eaux de nos tourments, sur lesquels nous crachons notre fiel. Oui, tout est à faire jaillir de la lumière, pour étendre la liberté, la liberté de tous. Nous sommes au matin de l’aventure fabuleuse, avec nos outils de préhistoire, nos goûts de caverne, nos vieux démons. Nous manquent la fraîcheur des sources, le renouveau des fleuves, la fraternité des oiseaux. Nous manque le plus simple que nous avons relégué aux oubliettes. Il est encore temps d’aller aux fontaines. »


sur Radio Occitania :

« Et au-dessus du vacarme qui règne sans partage dans tous les
domaines, y compris celui, fragile, de la poésie où les fier-à-bras veulent aussi
mener la danse de leurs vociférations, Joël Vernet est cette oasis qui épanche
notre soif, à nous lecteurs asséchés par tous les faux-semblants. »

JOEL VERNET, poète français, aux SOIREES POETIQUES DE STRUGA 2021 !

Rencontre de #EmmanuelRimbert, Directeur de l’Institut français de Skopje, avec Joël Vernet, poète français invité aux Soirées poétiques de Struga.

PARCE QUE L’ENFANCE EST UNE ENCRE FIDELE

« Il y a une immense beauté du simple, de l’insignifiant, de la vie banale. La beauté ne sera jamais dans la vie spectaculaire, le tonitruant. Mais elle jaillira des profondeurs, de la vie insignifiante en apparence, en apparence seulement. « 

lire la suite :

https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-leroy/blog/190521/joel-vernet-parce-que-l-enfance-est-une-encre-fidele

« TOUT VRAI LIVRE DEVRAIT ÊTRE COMME UN POINT D’EAU DANS LE DESERT, ABSOLUMENT NECESSAIRE,ET QU’IMPORTE LA MARGELLE »

« Écoute, explore, contemple, ce sont là des chemins fertiles qu’empruntent
les 
héros du peu, les vrais tragédiens, les oiseaux, les animaux sauvages. »

lire la suite : https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-leroy/blog/221019/avec-joel-vernet-mot-mot-que-chaque-instant-soit-loue

novembre 2021: Choix de textes de Joël Vernet dans la revue littéraire macédonienne Dialogues contemporains : https://issuu.com/ivanaristovska/docs/sovremeni_dijalozi_9_2021_contemporary_dialogues

novembre 2021: Choix de textes de Joël Vernet dans la revue littéraire macédonienne RAST :

A propos bejanovska

journaliste - traductrice littéraire
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