Proposition: CHACUN AVEC SON PROPRE LAC de Nenad Joldeski (Sekoj so svoeto ezero, Ili-Ili, Skopje)

PRIX DE LITTÉRATURE DE L’UNION EUROPÉENNE 2016

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Nenad Joldeski est né en 1986 à Struga, Macédoine. Il a fait des études d’économie et de littérature comparée à l’Université de Skopje. Il est l’auteur de deux recueils d’histoires courtes : Le profond silence d’Enhalon* (2009) et Chacun avec son propre lac (2012) pour lequel il a reçu le Prix de littérature de l’Union européenne en 2016.

*Enhalon est l’ancien nom de Struga

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Chacun avec son propre lac est composé de 14 histoires courtes qui ont pour sujet les paysages urbains menacés, l’identité et l’éloignement, l’amour et le chagrin, l’existence et la mort. Écrites dans un style minimaliste, à l’exception de « Nikolaj et le lac d’encre », ces histoires sont dramatiques, ironiques et mélancoliques, tout en étant lyriques et susceptibles d’une double interprétation. Le livre est divisé en quatre chapitres précédés de courts passages ou citations. « Chaque histoire a son lac mais il n’est pas exclu que les eaux de ces lacs se mélangent » souligne l’auteur qui estime que la valeur d’une histoire courte n’est pas moindre que celle d’un roman ou d’une nouvelle. (http://www.euprizeliterature.eu/author/2016/nenad-joldeski)

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« Mais le plus souvent elle lisait jusqu’à tard dans la nuit et croyait que nous ne pouvions exister qu’à ce moment. Dès que je m’endormais, elle venait dans mon lit et tressait son ombre avec la mienne et lorsque les deux ombres se rapprochaient, commençait un jeu dont les règles restaient une énigme pour nous. Un nœud noué.
Alors nous nous imaginions nager dans la Méditerranée en compagnie de grandes tortues les yeux grand ouverts dans le bleu infini. »

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LA POÉSIE DE LIDIJA DIMKOVSKA

Lidija-Dimkovska-300x240Lidija Dimkovska est née en 1971 à Skopje (Macédoine). Elle est poète, romancière, essayiste et traductrice. Elle a fait des études de littérature comparée à l’Université de Skopje et à l’Université de Bucarest où elle a obtenu un doctorat avec la thèse : La poétique de Nikita Stanesku.Depuis 2001, elle vit à Ljubljana (Slovenie). Elle écrit en macédonien.

poèmes Lidija Dimkovska

poemes de Lidija en anglais

 

Après trois recueils de poèmes publiés en Macédoine, paraît en 2006 aux États-Unis Ne le réveillez pas avec des marteaux, un choix de poèmes en édition bilingue anglais-macédonien qui suscite des critiques élogieuses. On souligne l’humour corrosif de ses poèmes en prose dédiés aux chagrins d’amour notamment dans La fille honnête (« pourquoi m’as-tu abandonnée pour épouser ma sœur », « je n’ai pas peur de Virginia Woolf, j’ai peur de Lidija Dimkovska, tu connais ? »), de même que l’ironie, la colère et la profondeur.

 

Noir sur blanc, poèmes (Ed. Ili-Ili, Skopje, 2016) :

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Lidija Dimkovska est lauréate du:

Prix européen de poésie Hubert Burda (2009)

Prix international Tudor Arghezi, en Roumanie, (2012)

Prix européen de poésie Petru Krdu (2016)

Elle est membre du jury du prix littéraire international Vilenica en Slovénie, et du prix international de poésie Zbigniew Herbert.

 

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Proposition: NON-OUI, roman de Lidija Dimkovska (titre en macédonien:No-Ui,éd. Ili-Ili, Skopje, 2016)

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NON-OUI est le troisième roman de la Macédonienne Lidija Dimkovska qui vient de paraître et qui est déjà un best-seller.

Elle est également l’auteure du roman « Caméra cachée » qui a obtenu le Prix Stale Popov pour le meilleur roman de l’année, décerné par l’Association des écrivains de Macédoine (2005) .

Pour son deuxième roman « Une vie de rechange » elle a reçu également le Prix Stale Popov mais aussi le Prix de littérature de l’Union européenne (2013).

Son œuvre est traduite dans une dizaine de langues dont en anglais.

 

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Promotion Non-Oui à Skopje

Promotion du roman Non-Oui à Skopje.

Lidija Dimkovska est née en 1971 à Skopje (Macédoine). Elle est poète, romancière, essayiste et traductrice. Elle a fait des études de littérature comparée à l’Université de Skopje et à l’Université de Bucarest où elle a obtenu un doctorat avec la thèse : La poétique de Nikita Stanesku. Depuis 2001, elle vit à Ljubljana (Slovenie). Elle écrit en macédonien.

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TRÉSOR D’UNE TRADUCTRICE

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Sur cette photo: … Quelque 2000 pages… publiées…sans parler de celles qui attendent de l’être…

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LES NEIGES ARGENTÉES, roman de Živko Čingo (titre en macédonien: SREBRENITE SNEGOVI)

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(la suite de La Grande eau)

de Živko Čingo

« Nos villages ont besoin de bons instituteurs pour lesquels il faut créer de bonnes conditions de travail, car sans instruction du peuple l’État s’écroulerait telle une maison en torchis ». Ces paroles de Tchekhov, adressées à Maxime Gorki, reflètent aussi l’époque et les conditions dans lesquelles étaient ouvertes, suite à la Seconde guerre mondiale, les premières écoles en Macédoine. En cette période trouble où les incendies de la guerre fument encore, un jour gris d’automne arrive dans un village perdu la jeune héroïne de Čingo, l’institutrice Guenka Ilieska. Son objectif est d’y fonder la première école populaire afin d’ « ouvrir les yeux aux petits enfants aveugles », de semer une nouvelle graine d’instruction.

Les habitants de la vallée, qui vivent encore « à l’ancienne » avec leurs coutumes, préjugés et croyances, mais aussi avec leur haine, leur primitivisme, ignorance et superstition, accueillent froidement l’institutrice qui ne leur inspire pas confiance. Aussi essayent-ils d’empêcher son travail par des moyens vilains et brutaux. Mais Guenka résiste, grâce à l’amour qu’elle porte à son travail et aux enfants, elle tient bon. Sa sincérité et la pureté de son âme, ses yeux toujours brillants et souriants, sa persévérance et son bon cœur feront fondre la glace dans les cœurs des paysans.

Autour de l’héroïne de ce roman, la jeune Guenka, il y a toute une galerie de personnages : les « oncles », le gardien de l’école, le coursier, le petit Clément dont le père Auguste erre à travers le monde, les enfants Etriev et leur mère malade, puis l’adorable poète Lopušin, âme lyrique et malheureuse, et tous les autres enfants, si attachants avec leur faiblesse et leur douceur.

Le roman Les neiges argentées est considéré comme la suite de La grande eau*,  car Guenka est une ancienne pensionnaire de l’orphelinat décrit dans ce roman, et l’action se déroule au lendemain de la guerre. Comme La grande eau, ce livre est un texte courageux, puissant et si beau, si poétique. On y retrouve le goût prononcé de Živko Čingo pour la nature, les saisons qu’il décrit merveilleusement et, surtout, son humanité dont « la nature l’avait surdoué ».


* La Grande eau (Ed. Le Nouvel Attila, Paris 2016, Prix Nocturne 2015).

 

Le début du roman:  « TANT  D’ANNÉES ont passé depuis ce temps-là, sans exagérer, peut-être mille, cinq mille. J’ai l’impression que c’est aujourd’hui que Guenka est arrivée chez nous à Skutasko. Je revois tout en détail. Je dois cependant dire que cette histoire s’est passée à l’époque où j’étais très simple, simple et ignorant. L’époque, à dire vrai, où j’étais aveugle, où, bien qu’ayant des yeux pour voir, je vivais dans une nuit noire. J’avais huit ou neuf ans et je n’avais pas encore touché à un crayon ou un cahier, je n’y pensais même pas. Mais ce que je vais te raconter maintenant, mon ami, c’est peu, une petite graine, une perle qui a (on ne sait comment) traversé la vaste écume de la vie. Imagine, mais il n’y a pas de quoi pleurer, si seulement j’avais eu un tout petit crayon et un bout de papier ; mais, je te l’ai dit, j’étais aveugle, aveugle et illettré. »

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Proposition : POEMES DE NIKOLA MADŽIROV

Nikola Madžirov : Lauréat du Xu Zhimo Poetry Prize 2016

la remise du Prix Poète européen 2016 à CambridgeLa cérémonie de la remise du Prix à King’s College, Cambridge

3 poèmes de Nikola Madzirov

Autor Nikola Madzirov aus Madzedonien, Berlin, Hotel Bleibtreu, 24.6.2011

 

«J’aime la poésie de Madzirov immensément-sa candeur, son invention, son obscurité. Il est comme la découverte d’ une nouvelle planète dans le système solaire de l’imagination. »-Mark Strand

Nikola Madžirov (poète, essayiste, traducteur) est né en 1973 à Strumica, en Macédoine. Sa poésie est traduite dans une trentaine de langues et publiée dans des magazines et des anthologies en Europe, en Asie, en Amérique Latine et aux États-Unis. Pour son recueil  Pierre Réimplantée  (2007), il a obtenu le Prix Européen de poésie Hubert Burda et le plus prestigieux des prix macédoniens de poésie, le Prix des Frères Miladinov, aux Soirées Poétiques de Struga. Son recueil Enfermé dans la Ville  (1999) lui a valu le prix Studentski Zbor du meilleur premier recueil, tandis que Quelque part nulle part  recevait le prix Aco Karamanov. Oliver Lake, compositeur de jazz contemporain et collaborateur de Björk et Lou Reed, a composé des morceaux basés sur des poèmes de Madžirov qui ont été interprétés au Jazz Poetry Concert de Pittsburgh, aux États-Unis. Madžirov a obtenu plusieurs récompenses et bourses, comme l’International Writing Program (IWP) de l’Université de l’Iowa (États-Unis) ; Literarishes Tandem et Literatur Raum à Berlin ; la bourse KultuKontakt à Vienne ; Internationales Haus der Autoren à Graz et Villa Waldberta à Munich. Il est l’un des coordinateurs du réseau de poésie mondial Lyrikline.

“La poésie n’est pas un retour mais une ouverture vers un nouvel espace du silence. Le silence et l’obscurité sont les deux moitiés du noyau du code universel de la compréhension. Dans le silence tous les sons sont égaux, dans l’obscurité tous les objets sont pareils”. (Nikola Madžirov)

Madzirov en espagnol    Premesten Kamen

Remnants of Another Age --- BLOODAXE BOOKS Remnants of Another Age --- BOA Editions Versetzter Stein --- HANSER VERLAG

Past Events

Poetry in Translation with Seamus Hogan & Nikola Madzirov

16 MARCH 2016, 7:00 PM :

Shakespeare & Companie

“The poems of Nikola Madzirov are similar in quality to the poems of the Nobel Prize winner Tomas Transtromer. They are genuine and open; they put up no barriers to empathy and concentration. Their cosmos is only infused with detonations. Madzirov searches for a feeling of being at home that no longer requires walls.” —Der Spiegel

“Madzirov’s poems move mysteriously by means of a profound inner concentration, giving expression to the deepest laws of the mind. Their linguistic “making” is informed by a vivid evidence of a serious self-making, soul-making, and heart-making.” — Li-Young Lee

“I like Madzirov’s poetry immensely—its candor, its invention, its darkness. It is like discovering a new planet in the solar system of the imagination.” —Mark Strand

Madzirov à Hong Kong

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ESPERANZA de Zanina Mircevska au CAPITOLE à TOULOUSE

Lecture de la pièce « Esperanza » de Zanina Mircevska par l’atelier Amphi-Théâtre, accompagnée par l’Orchestre de Chambre de l’UT1 Capitole, dans le cade du Festival Entre en scène.
Esperanza à Toulouze
« Esperanza, une farce sur les criminels contre l’humanité » de Zanina Mircevska, Macédoine. Texte écrit en 2008 et traduit en français par Maria Bejanovska, éditions l’Espace d’un instant.
Sur un paquebot de luxe, l’avenir du monde se joue entre un criminel contre l’humanité, son épouse d’une grande beauté et un capitaine dont le coeur s’agite au rythme des vagues. À la fois farce et fable, chargé d’humour et de suspense, « Esperanza » est aussi un texte qui évoque l’impuissance à lutter contre le mal.
Lecture par Amphi-théâtre, (UT1 Capitole – IEP), mise en lecture par Julie Pichavant (Zart Cie). La lecture sera accompagnée par l’Orchestre de l’UT1 Capitole.

Orchestre de chambre de l’UT1 Capitole :

Maïlys Mossé, Claire Guédou, Pierre-Emmanuel des Boscs, Laurent Henry, Ryan Ouguergouz, Chloé Naïli (violon), Anne Rodriguez, Alice Whittaker (alto), Marie-Ségolène Hayet, Loup Vaillant (violoncelle).
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