DYSSOMNIES, roman de Igor Stanojoski (Dissomnii, Editions Antolog, Skopje, 2018)

PRIX DU MEILLEUR ROMAN DE L’ANNÉE (2018), décerné par l’Association des écrivains de Macédoine.

extraits Dyssomnies I.Stanojoski

Les personnages principaux de ce roman dont le sujet est très actuel sont un écrivain trentenaire et sa fiancée, journaliste à succès, qui vivent en Ukraine. Leur couple est en crise et leur désaccord à propos de la Révolution de Maïdan ne facilite pas les choses. A la recherche de paix et d’inspiration, l’écrivain quitte l’Ukraine et retourne en Macédoine qu’il avait quittée onze ans auparavant après la mort de toute sa famille dans un accident de voiture. Il s’installe dans un village de montagne où vivaient ses grands-parents. Au lieu d’y trouver la tranquillité recherchée, il va être le témoin de faits surnaturels.

Le sujet de Dyssomnies est très complexe. Les événements sont imprévisibles, les retournements nombreux et déroutants et le dénouement se fait attendre jusqu’à la dernière page. L’histoire personnelle et familiale se mêle au drame collectif provoqué par les événements politiques en Ukraine. Roman d’amour, thriller, histoire d’horreur ou roman psychologique ? Dyssomnies est tout cela à la fois.

  

Igor Stanojoski est né à Copenhague (1979), mais il a passé la plus grande partie de sa vie en Macédoine. Il a fait ses études à la Faculté de philologie de Skopje, dans le domaine de la langue macédonienne et Littérature générale et comparée. De 2003 à 2010 il a travaillé à l’Université de Silésie à Katowice (Pologne) et  à l’Université Masaryk de Brno (République tchèque). En 2009, il a obtenu le diplôme de doctorat à l’Université de Silésie. Il est l’auteur de quatre livres sur la linguistique. Il vit et travaille actuellement à Skopje (Macédoine). Dyssomnies est son troisième roman.

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LE DÉMON DE DEBARMAALO, pièce de Goran Stefanovski au THÉÂTRE DE L’OPPRIME à PARIS (2012)

 

› Le Démon de Debarmaalo
de Goran Stefanovski, traduit du macédonien par Maria Béjanovska (éditions l’Espace d’un instant), lauréate avril 2010.
mise en scène Dominique Dolmieu
du 7 au 25 mars 2012 (du mercredi au samedi à 20h30 et le dimanche à 17h)
Théâtre de l’Opprimé  
78/80 rue du Charolais – 75012 Paris
www.theatredelopprime.com
Réservations : 01 43 40 44 44

avec Renaud Baillet, Fabrice Clément, Michel Fouquet, Nouche Jouglet-Marcus, Franck Lacroix, Aurélie Morel, Barnabé Perrotey, Nathalie Pivain & Christophe Sigognault
Assistante Céline Barcq / Scénographie Arben Selimi / Lumières Tanguy Gauchet / Réalisation sonore Francesco Russo / Décors & costumes Anne Deschaintres / Production Maison d’Europe et d‘Orient

Dans une écriture résolument contemporaine, Le Démon de Debarmaalo du macédonien Goran Stefanovski reprend l’histoire du diabolique barbier de Fleet Street. Ce Démon façon kebab nous raconte 20 ans de transition en Europe de l’Est, depuis le cataclysme de 1989, et nous parle de cannibalisme, de purification et de rédemption, de monstre, de territoire et de justice…  L’occasion pour le Théâtre national de Syldavie de prolonger sa saga balkanique. Un spectacle percutant et intensif, une farce grotesque aux accents de comédie noire et de mélodrame post-industriel.

PRESSE

https://www.regarts.org/Theatre/le-demon-de-debarmaalo.htm

http://www.gareautheatre.com/spectacle.php?id=943

https://sceneweb.fr/le-demon-de-debarmaalo-de-goran-stefanovski/

https://www.regarts.org/Theatre/le-demon-de-debarmaalo.htm

http://www.encres-vagabondes.com/strapontin/strapontin16.htm

https://www.courrierdesbalkans.fr/le-demon-de-debarmaalo

https://www.froggydelight.com/article-11649-Le_demon_de_Debarmaalo.html

http://www.theatrotheque.com/web/article2789.html

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/39230

http://aniawinkler.com/works2.html

https://cafebabel.com/fr/article/theatre-sympathy-for-the-devil-5ae0080bf723b35a145e2e74/

http://goranstefanovski.co.uk/bachannalia/

http://www.lebilletdesauteursdetheatre.com/fr/Sortir-27-174.html

goran à paris

Fables du monde sauvage de l’Est : Rencontre avec l’auteur Goran Stefanovski

Médiathèque Hélène Berr, Paris

https://www.billetreduc.com/66730/evt.htm

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HOMMAGE A GORAN STEFANOVSKI (1952-2018)

HOMMAGE A GORAN STEFANOVSKI

le 29 mars 2019 à 20 h

Le 100 ECS (100, rue de Charanton, 75012 Paris)

Théâtre national de Syldavie présente

La Chair sauvage
de Goran Stefanovski
traduit du macédonien par Maria Béjanovska
direction Dominique Dolmieu
avec Patrick Alaguératéguy, Fabrice Clément, Nouche Jouglet-Marcus, Franck Lacroix, Tristan Le Doze, Guillaume Morel, Barnabé Perrotey, Nathalie Pivain, Salomé Richez, Christophe Sigognault et Federico Uguccioni
production Théâtre national de Syldavie

 

 

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PAYS DES RÉFUGIÉS, roman de Kica Kolbe (Zemja na begalci, éd. Ili-Ili, Skopje, 2018)

« Elle a compris alors qu’elle faisait partie de quelque chose de bien plus ancien. Et de plus vaste. Plus ancien que tous les foyers, prés et champs. Que toutes les terres que ses ancêtres ont perdues… Le pays des réfugiés est au-delà de toutes les frontières, au-dessus de toutes les nations, de tous les peuples. Ce pays est sa seule patrie. » 

Pays des réfugiés (2018) est le quatrième roman de Kica Kolbe. La narratrice est une petite fille, Frossé, qui raconte l’exode de sa famille en Macédoine pendant la guerre civile en Grèce (1945-1948). L’accent est mis sur le traumatisme psychologique provoqué par la guerre et la perte du pays natal, sur les sentiments, les peurs mais aussi les espoirs. Ce traumatisme que subissent également et pendant très longtemps les générations suivantes. Un sujet aussi vieux que l’histoire de la guerre mais jamais aussi actuel que de nos jours.

extrait pays des réfugiés Kica Kolbe

  

Kica KOLBE est écrivaine, essayiste, traductrice et artiste peintre. Elle est née en 1951 en Macédoine dans une famille de réfugiés du nord de la Grèce. Elle a fait ses études de philosophie, d’histoire de l’art et de théorie de la littérature à l’Université de Belgrade (Serbie) et celle de Skopje où elle a obtenu un doctorat avec le sujet « L’esthétique dans la philosophie allemande du dix-huitième siècle ». Pendant une dizaine d’années elle a enseigné l’esthétique à la Faculté de philosophie de Skopje. Elle est membre de l’Association des écrivains de Macédoine et de la Société Macédonienne de Philosophie.

Depuis une trentaine d’années elle vit en Allemagne où elle se consacre à la littérature et à la peinture. Elle écrit en macédonien et en allemand.

Kica Kolbe  a écrit quatre romans :

Les Egéens (1999) qui traite du sujet de l’exode des Macédoniens pendant la Guerre civile (1945-1948) en Grèce, de leur déracinement et l’impossibilité de retrouver leur pays natal.

 

           La neige à Casablanca (2007) est un roman sur un pays que l’on veut fuir. Ana, le personnage principal, mène depuis une dizaine d’années une vie de nomade grâce aux bourses des fondations européennes, mais elle fuit sans cesse quelque chose. Les Balkans ? La Macédoine ? Elle-même ? Alors elle décide d’écrire une biographie virtuelle dans laquelle la Macédoine se transforme en Casablanca – une patrie au bout du monde. Cependant la vérité est moins virtuelle. La Macédoine est ensevelie sous une neige centenaire, qui recouvre la terre et les hommes.

« Casablanca, c’est la Macédoine, un pays que l’on cherche sans cesse à couper et découper. Casablanca c’est nous tous avec nos rêves perdus et nos espoirs », dit Kica Kolbe qui, pour ce roman, a reçu le Prix du meilleur roman de l’année en Macédoine, décerné par le journal Utrinski Vesnik. Ce roman était aussi candidat au Prix international Balkanika.

 

 

 

Les femmes Gavrilov (2008). Dans la famille macédonienne Gavrilov de Bitola, les femmes transmettent de génération en génération le secret du tissage en même temps que le secret de leur vie. C’est un véritable filet de noms, d’époques, d’artistes célèbres et de femmes de talent inconnues sur un fond historique et culturel macédonien et européen. Le roman a été nominé pour le Prix Balkanika. 

  

   Andrew Wachtel, essai sur Les femmes Gavrilov

  Kica Kolbe est également critique d’art et essayiste. Elle a traduit en macédonien des textes de Kant, Klee, Adorno, Heidegger, Schopenhauer, Schelling, Hegel.

En tant que peintre, elle a exposé en Allemagne, en France et en Pologne.

Exposition en Normandie, 1999,.

« Cafard » , Hommage à la Métamorphose de Kafka (exposition » K comme Kafka », 1988, Allemagne)

 

 

 

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UNE SEMAINE DANS LA VIE ET LA MORT DE GROZDAN, roman de Svezdan Georgievski (Edna nedela vo zivotot i smrtta na Grozdan, Ed. Templum, Skopje, 2016)

naslovma Svezdan

Ceci est une histoire sur Grozdan. Plus exactement l’histoire sur cette période de la vie où vous constatez que la tête vous quitte, que la mémoire faiblit, que le corps obéit de moins en moins et que, malgré tout, l’instinct vous pousse à faire le bilan de votre propre existence, à faire un calcul final et à répondre aux questions cruciales : Où étais-je, que faisais-je et pourquoi ? Non, l’objectif de cette histoire n’est pas d’examiner le sens de la vie mais plutôt le sens du fatum, du destin. Parce qu’il n’y a pas de miracle qui arrive par hasard. C’est un produit nécessaire et inévitable de la confusion dans l’espace et dans le temps.

vtoro izdanie couv sVezdan

Dans ce roman composé de 11 histoires un lecteur attentif y reconnaîtra quelque chose du réalisme magique latino-américain, mais il y a aussi du Kafka, du Raymond Carver, un peu de Salinger et du Steinbeck, un peu de l’absurde de Harms et du cubisme de Picasso. Il y a quelque chose aussi des bandes dessinées belges, des photographies de Robert Jaki et de Robert Mardin. Du Stephen King mais aussi de Rumena Buzarovska, Dimitrie Duracovski, Petre M. Andreevski et Santa Argirova.

extrait Vie de Grozdan

photo Svezdan G. 1

 

Svezdan Georgievski, journaliste, écrivain et traducteur macédonien, est né en 1961 à Jesenice, en Slovénie. Il est l’un des fondateurs de Kanal 4, la première radio privée en Macédoine et du Prix de Utrinski Vesnik qui récompense le meilleur roman de l’année ainsi que de la Fondation pour la promotion des valeurs culturelles « Slavko Janevski ».

Une semaine dans la vie et la mort de Grozdan est le premier roman de Svezdan Georgievski. Il a reçu le prix Les nouveaux décerné au meilleur manuscrit de l’année 2016. Publié la même année par les Editions Templum de Skopje, le livre a connu en très peu de temps plusieurs éditions.

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Lorsque j’ai quitté « Karl Liebknecht », histoire courte de Lidija Dimkovska

LIDIJA DIMKOVSKA parmi les cinq lauréats européens de la meilleure histoire courte.

Lorsque j’ai quitté « Karl Liebknecht » (Koga zaminav od « Karl Libknest »)

traduit du macédonien en français par Maria Béjanovska

publié par la Fédération des éditeurs européens (2019)

Lorsque j’ai quitté Karl Liebknecht

    

      

 

Ce texte fait partie du recueil de nouvelles qui porte le même titre , publié en mars 2019 (édition Ili Ili, Skopje) :

couv Lorsque j'ai quitté Karl Libknest  Lidija au salon de Skopje

Lidija Dimkovska au Salon du livre à Skopje (2019)

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LA GRANDE EAU, roman de Živko Čingo (titre original: Golemata voda, Skopje 1974)

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Quand j’évoque le titre de ce roman unique de Živko Čingo, La Grande eau, j’ai le cœur qui chavire. C’est à cause de ce texte, ou plutôt grâce à lui, que je suis devenue traductrice littéraire. Je devrais parler de vocation, car à l’époque j’avais déjà un métier passionnant, le journalisme.

Je revenais de reportage en Macédoine et, comme toujours, ma valise était pleine de livres. Connaissant mon intérêt pour la littérature, les écrivains et les éditeurs de mon pays natal n’hésitaient pas à me charger d’une quantité invraisemblable d’ouvrages qui ne manquaient pas de me poser quelques problèmes à la douane. En défaisant ma valise je suis tombée sur un tout petit livre dont la couverture n’avait aucun attrait. D’un vert terne et un peu défraîchie. Le titre cependant m’avait intriguée : La Grande eau. Et le nom de l’auteur, Živko Čingo, ne m’était pas inconnu. Ses récits intitulés Paskvelia avaient provoqué quelques années auparavant l’enthousiasme de la critique en Macédoine mais aussi la méfiance du pouvoir, pour ne pas dire une véritable panique dans les milieux politiques. Et le jeune auteur commençait à sentir le souffre. On le comparait à Isaac Babel par la vivacité du regard qu’il portait sur la période post révolutionnaire et par les couleurs impressionnistes de sa narration.

La grande eau était son premier roman. J’apprendrai plus tard qu’il l’avait écrit en quinze jours, mais « tout était déjà dans ma tête, de la première à la dernière phrase », me dira-t-il lors de son passage à Paris. J’ai lu ce magnifique texte d’un seul trait, envoûtée par ce magicien des mots. Et, je me souviens comme si c’était hier, du passage qui a été pour moi décisif :

 « Chère eau ! Le soleil du soir s’était couché sur les vagues, s’était donné à elles. Imaginez un peu : fil par fil, il se dénoue de la pelote dorée du jour. A cet instant, la Grande eau ressemble à un énorme métier à tisser qui tisse lentement, sans faire de bruit. Par une voie secrète, tu vois, tout cela se transporte sur le rivage. Que je sois maudit, même les arbres et les oiseaux descendus sur leurs branches s’étaient mis à tisser ; des filets dorés, comme ceux des araignées, flottent sur la grève. Des nids étonnants, je le jure. On dirait que la même chose arrive aussi aux hommes qui, saisis d’une émotion bizarre, apparaissent et disparaissent derrière les fenêtres fermées. Que je sois maudit, comme s’ils avaient peur de les ouvrir. Mais leurs regards les trahissent, on voit tout en eux, l’eau est rentrée en eux et les a pris…Tout, tout s’est transformé en un énorme, un étonnant métier à tisser qui tisse sans cesse et sans fatigue. C’est ainsi que le ciel frémissant du sud s’ouvre petit à petit au-dessus de nos têtes. Des milliers, d’innombrables petites veilleuses s’allument sur le firmament du sud. Et vous avez l’impression que l’eau n’attendait que ce moment, vous l’entendez s’élancer bruyamment. Elle est partout à ce moment-là, que je sois maudit, sa voix domine tout, elle règne alentour. Oh, cette vague douce ! Je le jure, c’était la voix de la Grande eau. »

 J’ai commencé à traduire ce texte tout en le lisant. C’était irrésistible. L’idée de le faire publier ne m’effleurait même pas. Un éditeur, après avoir appris par ouïe-dire que je travaillais sur un texte de Čingo, est venu me voir en me disant « je le publie immédiatement ». C’était Vladimir Dimitrijevic. Et La Grande eau est parue quelques mois plus tard, en 1980, aux Editions L’Age d’homme. Trente-cinq ans plus tard, c’est Le Nouvel Attila qui le publie en lui offrant un magnifique écrin conçu par Giovanna Ranaldi.

Illustration La grande eau

Mais toute nouvelle publication a une vie bien courte en France… Si vous n’avez pas eu l’occasion de lire La Grande eau, je vous propose de la trouver dans ma Boutique littéraire.

commander : http://www.amazon.fr/dp/B07P1BZ4DD

Editions numériques MB, 2019

traduit du macédonien par Maria Béjanovska

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_Zivko Chingo[1]

Živko Čingo

Živko Čingo (prononcer: Jivko Tchingo), né en 1935 à Velgochti, en Macédoine, et mort en 1987, s’est consacré — hormis deux romans (Les Neiges argentées – titre français: Skutasko – et La Grande Eau), et des recueils de nouvelles Paskvelia — à l’écriture théâtrale. Comparé à Isaac Babel pour la vivacité du regard qu’il porte sur la période post-révolutionnaire, Čingo offre un témoignage historique de la répression totalitaire.

Le roman La Grande Eau est traduit en anglais, en russe, en serbe et en français, et adapté au cinéma en 2004 par Ivo Trajkov sous le titre anglais The Great Water.

C’est dans la Comédie humaine que Živko Čingo a appris le plan de Paris. Il est fils de plâtrier. Dans sa formation, assure-t-il, le don de conteur de son père, sa culture, ont compté plus que les auteurs russes lus et adorés plus tard. Sa mère lui lisait la Bible ; c’était aussi une bonne école, à laquelle s’ajoutaient les merveilleuses histoires achetées par fascicules chez l’épicier, et dont il découvrit plus tard qu’elles étaient des extraits de grands classiques.
« Je n’écris que si le sujet revient en rêve. »

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