Proposition : LUNA, roman de Vinka Sazdova ( Luna, éditions TRI, Skopje, 2015)

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Deux femmes, Roza et Téodora, que rien ne lie dans la vie sinon l’amour pour un homme disparu. Deux étrangères « qui cherchent à réchauffer leurs âmes avec des allumettes humides ».  Et à reconstituer le puzzle laissé par Kalin sous forme d’un dossier dans lequel le nom de Luna est omniprésent. Qui est Luna ? En essayant de résoudre cette énigme, les deux femmes se rapprochent l’une de l’autre et se libèrent des ombres du passé.

extrait de LUNA

Vinka Sazdova est née en Macédoine. Elle fait des études de philosophie à l’Université Cyrille et Méthode à Skopje et se spécialise dans le domaine de la psychologie. Après une dizaine d’années consacrées au journalisme elle s’intéresse à l’édition et travaille pour des grandes maisons de Skopje. En 1999 elle crée sa propre maison d’édition TRI qui devient rapidement l’une des plus importantes du pays.

Vinka Sazdova est l’auteur de quatre romans : La dernière tasse de thé (2010), Champs de narcisses sauvages(2011), Le bonheur arrive parfois (2013) et Luna 2015) qui sont des best-sellers en Macédoine. Son œuvre est traduite en croate, en serbe et en bulgare.

narcisses sauvages  Ponekkogas doaga sreka V.Sazdova

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Quatre poèmes de Liljana Dirjan

photo L.Dirjan

 

Je suis cette guivre
à sept têtes et aux pattes sans nombre
qui rend fou ton cheval,
il écume de colère, de fureur, va en enfer
alors que toi, en grande tenue, cape, armure et
épée
tu viens à ma rencontre …

4 poèmes de Liljana Dirjan

Liljana Dirjan, écrivaine macédonienne, est née en 1953 à Skopje. Elle a publié une dizaine de livres, la plupart des recueils de poésie. Diplômée de l’Université de Skopje, elle a effectué des séjours à Paris en tant que stipendiaire du gouvernement français et de la Fondation Gulbenkian. Elle est lauréate des prix « Studentski zbor » (1980) et « Frères Miladinov » (1985) pour le meilleur recueil de poèmes de l’année décerné par Les Soirées poétiques de Struga. Ses poèmes sont traduits en plusieurs langues, dont en anglais, en allemand et en français et font partie de nombreuses anthologies de la poésie contemporaine macédonienne.

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Mondes privés (Privatni svetovi)

 Le coq 

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REDONNER VIE A DES TEXTES EXCEPTIONNELS !

Après Le Dictionnaire khazar du serbe Milorad Pavić et la Grande eau du macédonien Živko Čingo, réédités par Le Nouvel Attila

j’invite les éditeurs français à redonner vie à ces textes exceptionnels de la littérature serbe et macédonienne:

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Le Cheval rouge, roman de Taško Georgievski

La Graine noire, roman de Taško Georgievski

La porte secrète, roman de Miroslav Aćimović

Western Australia, roman de Božin Pavlovski

Un autre oiseau dans un autre temps, poèmes de Radovan Pavlovski

L’état de siège, poèmes de Bogomil Gjuzel

Contes de Macédoine, d’après Marko Cepenkov.

Présentation de ces ouvrages dans les articles consacrés à leurs auteurs sur ce blog.

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Le retour des chèvres, roman de Luan Starova (Vrakanje na kozite, éd. TRI, Skopje 2016)

Après Le temps des chèvres voici Le retour des chèvres

« Luan Starova manie avec intensité la malice et la magie, (…) Gogol n’est pas loin” (Alain Bosquet)

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L’histoire de ce nouveau roman de Luan Starova commence avec l’évocation de son célèbre roman Le temps des chèvres, publié en 1992 et traduit dans une vingtaine  de langues dont le français (Éditions Fayard). Le livre a connu un succès remarquable auprès de la critique et du public français. Le narrateur, un jeune garçon, est confronté à la fin du paradis de son enfance du fait que le régime, dans sa volonté forcenée de créer un homme nouveau en transformant une paysannerie au mode de vie traditionnel en un parangon de classe ouvrière, avait opté pour le massacre des chèvres qui avaient jusqu’alors joué un rôle clef dans une société encore profondément ancrée dans sa ruralité. Écrit il y a plus de vingt ans, ce livre, qui met à nu le mécanisme provocateur du mal totalitaire et dénonce tout le jeu des inerties qui mèneront plus tard aux guerres fratricides des Balkans (Bosnie, Herzégovine, Kosovo etc…) est toujours d’actualité. Parmi les critiques dithyrambiques de l’époque, citons celle d’Alain Bosquet :Le roman le Temps des chèvres est écrit comme une litanie, où les épisodes s’enchevêtrent. La satire s’allie à la parabole, et la fable admet plusieurs interprétations symboliques. Luan Starova manie avec intensité la malice et la magie, (…) Gogol n’est pas loin”.

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Luan Starova au Printemps balkanique (2016) et au Salon du Livre à Paris (2016)

Dans Le retour des chèvres le narrateur est le même que celui du Temps des chèvres mais il est devenu adulte. Nommé ambassadeur de Macédoine à Paris au moment où son roman paraît en français, il a l’occasion de rencontrer et de se lier d’amitié avec d’éminentes personnalités comme Robert Badinter et Edgar Morin qui, après avoir lu Le temps des chèvres, organisent une conférence au Sénat dont l’objectif est d’attirer l’attention sur la situation catastrophique de l’élevage caprin dans ce petit pays des Balkans qui ne cesse de s’appauvrir. À cette occasion l’auteur rencontre aussi les « amis des chèvres » comme Jean Domenc, auteur de nombreux textes consacrés à la chèvre, et l’ingénieur agricole André Decoster de l’association « Chèvres sans frontières ». Tous sans exception se disent prêts à organiser le retour des chèvres en Macédoine afin de réparer en quelque sorte l’erreur catastrophique du régime communiste au lendemain de la Seconde guerre mondiale et d’apporter une aide humanitaire à la population démunie. Et, en effet, après de longs préparatifs, une centaine de chèvres françaises de race, minutieusement sélectionnées et accompagnées de quelques boucs, arrivent par avion spécial à Skopje, la capitale macédonienne. Mais…

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Né en 1941 à Pogradec, en Albanie, Luan Starova a fui son pays en 1945 pour se réfugier de l’autre côté du lac d’Ohrid, dans ce qui était en train de devenir la république de Macédoine, au sein de la Yougoslavie. Devenu professeur de littérature française à l’université de Skopje, il est aussi traducteur en macédonien d’auteurs français. L’oeuvre littéraire de Luan Starova lui a valu de devenir membre de l’Académie macédonienne des sciences et des arts et membres d’honneur de l’Académie des sciences d’Albanie. Quant à l’action diplomatique que Starova a menée, notamment en tant que premier Ambassadeur de la République de Macédoine à Paris, avec accréditation simultanée en Espagne, au Portugal, en Andorre et près l’Unesco, elle lui a non seulement valu honneurs et distinctions (il est, à titre d’exemple, commandeur de l’Ordre français des Arts et Lettres), mais encore offert la possibilité de confronter, et à de multiples reprises, la culture des peuples d’Orient et de ceux d’Occident ce qui, combiné à sa longue expérience de brillant universitaire, lui a permis au bout du compte d’intégrer l’identité balkanique dans sa production romanesque.

Ses romans sont traduits en une vingtaine de langues.

Luan Starova est l’auteur de 13 ouvrages dont sept sont publiés en français:

Les livres de mon père , Fayard, 1998) ; Le temps des chèvres , Fayard, 1998) ; Le musée de l’athéisme , Fayard, 1999 ; Le rivage de l’exil , Éditions de L’Aube, 2003; Le chemin des anguilles , Éditions des Syrtes, 2009; Faik Konitza-Guillaume Apollinaire, une amitié européenne, Esprit des Péninsules, 1998; Poème de Carthage, Ed. des Forges, 2002

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Mes dernières découvertes !

VERS RUGUEUX, roman de Milovan Stefanovski

https://mariabejanovska.wordpress.com/2016/12/01/proposition-vers-rugueux-roman-de-milovan-stefanovski-rapavi-stihovi-ed-vezilka-skopje2016/

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NON-OUI, roman de Lidija Dimkovska

https://mariabejanovska.wordpress.com/2016/10/20/proposition-non-oui-roman-de-lidija-dimkovska-titre-en-macedonienno-uied-ili-ili-skopje-2016/

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LES NEIGES ARGENTÉES, roman de Zivko Cingo

https://mariabejanovska.wordpress.com/2016/08/25/les-neiges-argentees-roman-de-zivko-cingo-titre-en-macedonien-srebrenite-snegovi/

ill. Neiges argentées Cingo  zivko_chingo

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Proposition: VERS RUGUEUX, roman de Milovan Stefanovski (Rapavi stihovi, Ed. Vezilka, Skopje,2016)

VERS RUGUEUX, roman de Milovan Stefanovski

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Résumé : Yakov Esenski, 72 ans, poète renommé mais en disgrâce auprès du gouvernement nationaliste de son pays, décide de quitter la capitale Skopje pour passer quelques jours à Resen, sa ville natale, et surtout pour revoir la maison dans laquelle il est né. Il y rencontre Fidan, ancien linotypiste à l’imprimerie « Nova Makedonija », la seule autrefois du pays, qu’il a connu à l’époque où il travaillait comme journaliste au quotidien du même nom. Fidan habite maintenant au bord du lac de Prespa, il a deux fils dont le cadet, Andrej, est un véritable phénomène. Dans « la baie des hiboux » le narrateur découvre le monde des livres interdits et « l’histoire dans l’histoire » d’Andrej, de son attachement à la littérature et sa fragilité psychologique.

Yakov y fera aussi la connaissance d’un moine surprenant qui revient régulièrement au bord du lac à la recherche du livre secret des Bogomiles.

Le roman est composé de 19 chapitres qui sont comme « des signes au bord de la route » du discours romanesque.

Il s’agit d’une narration à la limite de la poésie, suggérée déjà par le titre : vers – poésie et imagination, mais rugueux – prose et réalité âpres. Une ode-réquisitoire à l’encontre de l’actualité macédonienne, d’une démocratie dénaturée, d’une liberté bafouée et d’un pouvoir abusif. Une « ode rugueuse » dénonçant la fracture entre l’individu et les institutions, entre les créateurs et le pouvoir.

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Milovan Stefanovski (1952) est poète, romancier et traducteur. Il a fait des études littéraires à l’Université de Skopje et a travaillé comme journaliste. Il a enseigné la langue macédonienne à l’Université de Craiova, en Roumanie, et à İstanbul, en Turquie. Grand voyageur, il a visité les USA, le Canada, l’Australie, la Chine, la Russie et de nombreux pays européens.

Il est l’auteur de dix-huit ouvrages :

Poésie : Mur avant l’infini (1978), Gardien au bord du Vardar (1984), Rangement provisoire (1991), La cible des mots (1997), Vol de l’oiseau mythique (2000), Le Haut Sonje (2006), En haut l’eau (2008, traduit en anglais High water, 2011), Mariage avec l’infini, édition trilingue en anglais, en italien et en allemand (2010), Adam de Gavrlevo, poème (2011).

Romans : La chute est aussi un vol (1994), La clavette perdue (2003) Prix du meilleur roman de l’année, traduit en bulgare et en albanais, Sentinelle (2010) ;

Nouvelles : Escalier souterrain (2000), L’escalier pour monter (2011), La mer diabolique (2012).

Traductions : Sans foyer, sans tombe, de Rajko Djuric ; Le pèlerinage de Childe Harold de Byron ; Chanson des Nibelungen, épopée médiévale allemande.

Essais : A l’œil nu (2003)

PRIX

Frères Miladinov, décerné aux Soirées poétiques de Struga pour le recueil Mur devant l’infini, en 1978

Le roman de l’année décerné par la rédaction de Utrinski Vesnik en 2003 pour son roman La clavette perdue ;

Grigor Prlicev pour le poème Adam de Govrlevo, en 2010.

Son œuvre est traduite dans de nombreuses langues dont l’anglais, l’allemand, l’italien, le bulgare, l’albanais.

 

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Proposition du roman UNE VIE DE RECHANGE de Lidija Dimkovska – Prix de l’Union européenne 2013

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UNE VIE DE RECHANGE de Lidija Dimkovska

PRIX DE LITTÉRATURE DE L’UNION EUROPÉENNE 2013

PRIX DU MEILLEUR ROMAN DE L’ANNÉE EN MACÉDOINE

Traduit dans une dizaine de langues dont en anglais (Two Lines Press, San Francisco, 2016)

L’éditeur américain vient d’organiser pour Lidija Dimkovska une tournée de trois semaines à travers les USA.

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« Un roman kaléidoscopique au grand cœur ! (Publishers Weekly, New York)

« Ce livre est extraordinaire, extraordinairement généreux et généreusement beau, ce qui est à mon avis la meilleure des combinaisons. Pour moi, c’est le livre du mois.» (Words Without Borders)

« Une vie de rechange est une saga magistrale… un chef d’œuvre qui nous arrive quatre ans après sa publication, mais il vaut mieux tard que jamais. » (Rébéca Openheimer)

Début du roman:

« Cet après-midi de juin Srebra, Roza et moi, devant notre bâtiment, à la périphérie de Skopje, nous jouions à un jeu nouveau : deviner notre avenir. Avec une craie blanche nous dessinions sur le béton brûlant de la rampe d’accès aux garages des carrés dans lesquels nous inscrivions l’âge souhaité pour notre mariage. Nous attirions évidemment l’attention des passants comme depuis toujours celle des résidents, assis sur leurs balcons ou se tenant devant leurs fenêtres ouvertes, qui nous connaissaient bien : c’est que moi et ma sœur nous étions des jumelles siamoises, nos têtes étaient collées au niveau des tempes, juste au-dessus de mon oreille gauche et de son oreille droite. Nous étions nées ainsi, pour notre malheur et la honte de nos parents. Nous possédions toutes deux une chevelure brune, longue et épaisse, qui cachait, du moins nous le pensions, l’endroit de la soudure ; à première vue c’était comme si nous étions penchées tête contre tête, nos corps séparés, vêtues de petites robes d’été sans bretelles, retenues par un élastique sur la poitrine, la mienne était verte parsemée de petites fleurs jaunes, et celle de ma sœur rouge à petits pois bleus et blancs. »  Lire la suite

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