BONAVIA, roman de Dragan VELIKIC

CONTRAT SIGNE, EN COURS DE TRADUCTION

L’amour, le chagrin, les générations et les nations, une famille et l’agonie de la guerre yougoslave en arrière-plan. L’un des grands romans européens de ces dernières années.

Dragan Velikic, le narrateur serbe le plus important du moment, nous présente les vies entrelacées de personnages qui tentent de se remettre des ravages de la guerre yougoslave et de sa dissolution. Miljan, un restaurateur qui a fui son Belgrade natal pour s’installer à Vienne, abandonnant son fils nouveau-né, s’occupe désormais de son petit-fils Sinisa. Marija, une philologue qui a peur de la solitude, rencontre Marko, un romancier frustré qui rédige un « guide pour éviter les désagréments » devant le consulat hongrois. Accomplissant une prophétie lancée par une diseuse de bonne aventure le soir de sa remise des diplômes, Kristina traverse « la grande eau » pour repartir à zéro à Boston. Bonavia, c’est l’histoire d’un voyage qui en est plusieurs, d’une évasion qui nous mène là où nous sommes partis et de ce qu’une génération laisse involontairement à son successeur. Un labyrinthe qui nous montre que, même si nous essayons de l’effacer, le passé revient toujours.

A travers les destins entrecroisés de ses personnages, Bonavia explore, nous référant aux grands narrateurs européens du XXe siècle comme Proust, Broch, Musil, Joyce ou Kis, les conséquences humaines de l’effondrement et de la dissolution d’un pays. (Impedimenta, éditeur espagnol de Bonavia).

Bonavia est traduit dans douze langues : allemand, italien, espagnol, hongrois, croate, macédonien, slovène, albanais, grec, slovaque, bulgare, polonais..

Publié dans Actualités, à paraitre, Contrat signé, litterature serbe | Laisser un commentaire

MES TRADUCTIONS PUBLIEES EN 2022

La fenêtre russe de Dragan Velikic (Ed. Agullo)

Mon cher mari de Rumena Buzarovska (Ed.Gallimard)

La peur des barbares de Petar Andonovski (Ed. Grassroots)

Eloge du contraire de Goran Stefanovski (Ed. L’Espace d’un Instant)

Publié dans Actualités | Laisser un commentaire

LE CAHIER VOLE A VINKOVCI de Dragan Velikic

EN LIVRE DE POCHE ! Sortie le 18 janvier 2023

Traduit du serbe par Maria Béjanovska

« Le wagon cambriolé à Vinkovci » : ce sont les premiers mots qui viennent à l’esprit du narrateur à la mort de sa mère. Dans ce wagon qui transportait les biens de sa famille se trouvait un cahier dans lequel sa mère notait chaque hôtel où ils avaient séjourné : hôtel Palace à Ohrid, Bonavia à Rijeka, Bellevue à Split, Evropa à Sarajevo… Poursuivant le mantra de sa mère, tirant sur le fil de la mémoire, le narrateur fait surgir du passé des halls d’hôtels, des places et des rues, des bribes de dialogues…
C’est toute l’Istrie du XXe siècle qui défile sous nos yeux, à travers les vies ordinaires ou extraordinaires de ceux qui se sont succédé sur cette terre. L’histoire de pays, de villes, d’hôtels, de chemins de fer qui n’existent plus. De familles détruites et de personnes disparues dont les voix résonnent dans une polyphonie brillamment orchestrée.

Une immersion haletante dans l’histoire des Balkans. Le Temps.

Publié dans 1- Parutions romans / récits / nouvelles / contes, litterature serbe | Laisser un commentaire

LE CHEVAL ROUGE de Tasko Georgievski (Cambourakis, Paris, 2023)

Sortie le 1er février 2023.

Traduit du macédonien par Maria Bejanovska.

L’armée populaire de libération de Grèce subit ses dernières défaites et se trouve contrainte au repli. En Albanie, Boris Tusev, l’un des rescapés, paysan et partisan, attend que d’autres scellent son destin.  » D’autres « , ce sont d’abord ceux qui, autour des tables de négociation, jouent le sort des peuples – les grandes puissances. Cette armée en déroute est finalement conduite en Union Soviétique. Déraciné, Boris ne rêve que de retrouver son foyer, son pays natal. Un jour, inopinément, on le renvoie en Grèce. Mais là, tout a changé. C’est alors la désillusion. Cet homme simple éprouve toute la tourmente de ces années difficiles dans un pays déchirée et devient le symbole involontaire de tous les exils.

Tasko Georgievski (1935-2011) est né en Macédoine-Egée, dans une de ces familles qui se sont éparpillées de par le monde, fuyant la faim, la guerre, la destruction ou l’assimilation. C’est en 1946, pendant la guerre civile qui ravage la Grèce, que sa famille quitte le village natal. Âgé de onze ans, l’enfant emporte dans ses bagages tout le drame de ses concitoyens. Toute son œuvre est inspirée de ces événements tragiques et de leurs conséquences. Tasko Georgievski a vécu à Skopje, République de Macédoine, et n’a jamais pu obtenir l’autorisation du gouvernement grec de se rendre dans son village natal.

Le cheval rouge a été adapté au cinéma.

Publié dans 1- Parutions romans / récits / nouvelles / contes, à paraitre, Littérature macédonienne | Tagué | Laisser un commentaire

ELOGE DU CONTRAIRE de Goran Stefanovski (Ed. L’Espace d’un Instant, Paris 2022)

« Il fut pourtant un temps où l’Est (du moins mon coin de l’Est)
criait : “Nous sommes ici, ici !”, et où l’Occident répondait :
“Nous ne pouvons pas vous voir. Vous n’êtes pas là où nous vous
attendions. Déplacez-vous, que nous puissions vous voir.” »

Voici enfin réunis, et pour la première fois, les textes de Goran
Stefanovski, essais et discours écrits à l’occasion de différentes
manifestations culturelles internationales.

Ses observations et ses réflexions, faites à partir d’une position
d’« exil itinérant » et dans lesquelles on croise Kafka, Tintin ou
Donald Duck, élaborent un hypertexte sur l’identité et engagent
à une déconstruction audacieuse des clichés. L’auteur d’Hôtel
Europa propose ainsi une critique des divisions internes de
l’Europe, qui menacent de la transformer en un espace dystopique
de méfiance et d’ignorance, particulièrement sous les assauts du
capitalisme mondial.

Goran Stefanovski (1952-2018) est né en
Macédoine. Auteur dramatique, universitaire, il a
vécu et travaillé entre Skopje et Canterbury. Il a
écrit de nombreuses pièces et scénarios, abordant
notamment les frictions entre identité personnelle,
histoire et politique. Un bon nombre de ses oeuvres
ont fait l’objet de productions internationales,
représentées à travers l’Europe, du BITEF de
Belgrade jusqu’au Festival d’Avignon.

Textes réunis et présentés par Ivan Dodovski
Traduits du macédonien par Maria Béjanovska
Avec le soutien du ministère de la Culture
de la République de Macédoine du Nord,
de l’université Christ Church de Canterbury
et du Centre national du livre.
228 pages
ISBN 978-2-37572-041-7

Sommaire :
Histoires de l’Est sauvage
Sur notre histoire
Discours post-dînatoire
L’essence des choses
Le téléphone en panne
Les trans-artistes et les cis-artistes
L’auteur dramatique en tant qu’artisan des drames
Dispute avec Kafka
Éloge du contraire
Tintin dans les Balkans
L’étincelle qui jaillit
Supplément :
« Goran Stefanovski : “Fables du monde sauvage de l’Est.
Quand étions-nous sexy ?” », par Frosa Pejoska-Bouchereau

Le livre est disponible sur: https://parlatges.org/produit/eloge-du-contraire-goran-stefanovski/

REVUE DE PRESSE

La presse macédonienne annonce la parution de ELOGE DU CONTRAIRE:

https://time.mk/c/45cb2fcccf/vo-francija-izdadena-kniga-so-esei-na-goran-stefanovski.html

—————

11 jan. 2023

https://deslivresrances.blogspot.com/2023/01/goran-stefanovski-eloge-du-contraire.html?fbclid=IwAR3fvuJMcQBFfwxHk9RbhEYoQsw5kJCnxPqftqwjJ8MNNqnHhDxqhEC_jAc (Warren Bismuth)

Avec un ton irrévérencieux et offensif, l’auteur déconstruit les préjugés, les idées toutes faites sur la culture de l’est. D’ailleurs, qu’est-ce qui, chez cet homme, intéresse les habitants de l’ouest ? Son parcours d’expatrié de l’est, « émigré » à l’ouest. Ceci il n’en veut pas, il ne désire à aucun prix devenir une mascotte. D’ailleurs, s’appuyant sur le cas d’un touriste des Balkans en direction de l’ouest, il affiche les difficultés, les obstacles : « Si un artiste de mon pays veut visiter la Grande-Bretagne, il doit d’abord trouver quelqu’un qui lui fera parvenir une invitation officielle, puis il doit envoyer à l’ambassade un exemplaire récent de sa feuille de paye, une copie de son contrat de travail, le solde de son compte bancaire, remplir un formulaire de demande de visa, prendre rendez-vous, se rendre au consulat à l’heure précise, pas une minute avant ou après, passer devant un détecteur de métal, laisser les empreintes de ses dix doigts, une photographie biométrique des yeux, attendre d’être appelé par le haut-parleur, déposer les documents, repartir chez lui, attendre pendant une semaine, et prier ». En effet, la Macédoine ne fait toujours pas partie de l’Union Européenne.

STEFANOVSKI dénonce la bureaucratie kafkaïenne, en donne des exemples. Il ne peut s’empêcher, à notre plus grand bonheur, d’intégrer des scènes théâtrales à ses textes ou ses discours, prenant toujours son public à contre-pied, encore une fois, dans sa logique de ne pas interpréter ce que l’on attend de vous, selon vos origines ethniques ou vos convictions. En spécialiste de SHAKESPEARE, il s’appuie sur lui pour étayer certaines de ses thèses.

—————-

Publié dans 1- Parutions romans / récits / nouvelles / contes, 2- Parutions théâtre, Littérature macédonienne | Tagué | Laisser un commentaire

JOURNEES MACEDONIENNES colloque international à l’INALCO

Les études macédoniennes : une discipline rare

Mercredi 30 novembre 2022 – 09:00 – 18:00

Inalco, 65 rue des Grands moulins, 75013, Paris – Auditorium

Les études macédoniennes : une discipline rareLes études macédoniennes : une discipline rare

Organisé par la section d’études macédoniennes, PLIDAM

Contact : Frosa Pejoska-Bouchereau, frosa.bouchereau@inalco.fr

Avec ce colloque, il s’agit, tout à la fois, de présenter le label « discipline rare » obtenu pour les études macédoniennes et de célébrer les 60 ans d’enseignement du macédonien à l’INALCO.

En France, l’Inalco est le seul établissement d’enseignement supérieur où sont étudiées les études macédoniennes en formation complète de la licence au doctorat et le seul pays au monde à avoir une chaire professorale en études macédoniennes, hors de la Macédoine du Nord.

Programme

9h-9h30 Accueil des conférenciers et participants

9h30-9h50 Ouverture du colloque :
Frosa Pejoska-Bouchereau, Professeure des universités, Responsable de la Section des études macédoniennes, Inalco

Session 1 : Les études macédoniennes une discipline rare
9h50-10h10 Borče Arsov, Professeur associé au Département de l’histoire de la langue à l’Institut de la langue macédonienne « Krste Misirkov » à Skopje
La stylisation dans les traductions du Nouveau Testament en langue vernaculaire macédonienne moderne, au XIXe siècle 

10h10-10h30 Ǵoko Zdraveski, Poète, Enseignant de la Section des études macédonienne – Inalco, Doctorant en littérature à l’Université Sts Cyrille et Méthode de Skopje
L’influence de Marko Cepenkov et de Krste Petkov Misirkov sur les conceptions linguistiques de Blaže Koneski

Pause – café

10h30-10h50 Jovan Kostov, Maître de conférences, Université Paul-Valéry Montpellier 3, Département des sciences du langage et UR 739 – DIPRALANG
Hybridation et enseignement des langues : une application possible pour le macédonien langue étrangère et seconde

Pause – café

11h00-11h20 Gaëlle Lecoq, Musicienne, Conservatoire Francis Poulenc CR Tours, actuellement en Master 2 de macédonien à l’Inalco
Vasil Hadžimanov (1906-1969), un collecteur de tradition orale et musicien macédonien 

11h20-11h40 Olivera Mladenov, Doctorante en macédonien – ED Langues, Littérature et Sociétés du monde, Inalco
Parallèles entre l’étude et la promotion de la langue française en Macédoine et l’étude et la promotion de la langue macédonienne en France

11h40-12h00, Vesna Mojsova Čepiševska, professeure, directrice du MSMJLK, Université Sts Cyrille et Méthode de Skopje
Le Séminaire International de Langue, Littérature et Culture Macédoniennes (MSMJLK)

12h00-12h20 Ana Dimiškovska, Professeure de philosophie, Université Sts Cyrille et Méthode de Skopje
Le projet de construction de la grammaire logique de la langue macédonienne: résultats, enjeux et perspectives 

Pause déjeuner

Session 2 : Littérature et arts
13h30-13h50 Katica Ḱulavkova, Poètesse, écrivaine, professeure d’Université – Sts Cyrille et Méthode de Skopje, membre de l’Académie macédonienne des arts et des sciences et membre du Comité Directeur de l’IASS (International Association for Semiotic Studies) 
L’onirisme dans les nouvelles de Vlada Urošević

13h50-14h10 Vladimir Martinovski, Poète, écrivain, théoricien de la littérature et traducteur, professeur de poétique comparée à l’Université Sts Cyrille et Méthode de Skopje
Le dialogue avec la musique dans la poésie contemporaine macédonienne

14h10-15h30 Robert Marteau et la découverte de la Macédoine
INÉDIT : Projection du film de Robert Marteau réalisé en 1968, Les anges de Kurbinovo
En présence de Didier Chevenne, Konstantin Plevneš

Pause – café

Session 3 : Littérature, traduction, édition
15h45 -17h45 Maria Bejanovska, traductrice de la littérature macédonienne
– Mon cher Mari – Rumena Buzarovska, Éditions Gallimard*
En présence : Éditions Gallimard, Guillaume Le Douarin – l’Écume des pages
– La peur des Barbares – Petar Andonovski, Éditions GRASSROOTS (Bruxelles)*
Prix européen 2020
En présence de l’auteur Petar Andonovski et de Milena Trajkovska directrice des Éditions GRASSROOTS
– L’éloge du contraire – Goran Stefanovski, Éditions L’Espace d’un Instant*
En présence de Dominique Dolmieu, directeur des Éditions l’Espace d’un Instant

*Un stand de vente des livres sera mis en place.



Coordinatrice : Frosa Pejoska-Bouchereau
Contact : frosa.bouchereau[at]inalco.fr

Comité d’organisation :
La Section des études macédoniennes
Le PLIDAM

Avec  le soutien de :
PLIDAM
Université Saints Cyrille et Méthode de Skopje – République de Macédoine du Nord
Université Europa Prima de Skopje – République de Macédoine du Nord
La Radio Télévision Macédonienne – République de Macédoine du Nord

Département : 

Europe

Equipe de recherche : 

PLIDAM

Publié dans Uncategorized | Tagué | Laisser un commentaire

LA POÉSIE DE LIDIJA DIMKOVSKA

Lidija-Dimkovska-300x240Lidija Dimkovska est née en 1971 à Skopje (Macédoine). Elle est poète, romancière, essayiste et traductrice. Elle a fait des études de littérature comparée à l’Université de Skopje et à l’Université de Bucarest où elle a obtenu un doctorat avec la thèse : La poétique de Nikita Stanesku.Depuis 2001, elle vit à Ljubljana (Slovenie). Elle écrit en macédonien.

poèmes Lidija Dimkovska

poemes de Lidija en anglais

Après trois recueils de poèmes publiés en Macédoine, paraît en 2006 aux États-Unis Ne le réveillez pas avec des marteaux, un choix de poèmes en édition bilingue anglais-macédonien qui suscite des critiques élogieuses. On souligne l’humour corrosif de ses poèmes en prose dédiés aux chagrins d’amour notamment dans La fille honnête (« pourquoi m’as-tu abandonnée pour épouser ma sœur », « je n’ai pas peur de Virginia Woolf, j’ai peur de Lidija Dimkovska, tu connais ? »), de même que l’ironie, la colère et la profondeur.

Noir sur blanc, poèmes (Ed. Ili-Ili, Skopje, 2016) :

crno-na-belo Lidija Dimkovska

Lidija Dimkovska est lauréate du:

Prix européen de poésie Hubert Burda (2009)

Prix international Tudor Arghezi, en Roumanie, (2012)

Prix européen de poésie Petru Krdu (2016)

Elle est membre du jury du prix littéraire international Vilenica en Slovénie, et du prix international de poésie Zbigniew Herbert.

Situation limite (Granicna sostojba) Ed. Ili-Ili, 2021

PRIX « FRERES MILADINOV » des Soirées Poétiques de Struga 2021.

———————

Poèmes de Lidija Dimkovska traduits en croate :

——————–

Edition trilingues des poèmes de Lidija Dimkovska

publiée par Les Soirées poétiques de Struga (

—————–

C’EST QUOI ?

Des poèmes sélectionnés traduits du macédonien en anglais par Ljubica Arsovska, Patricia Marsh et Peggy Reid, publiés par The Wrecking Ball, au Royaume-Uni.

« Exemplaire et hantante, Lidija Dimkovska, qui est l’un des plus grands écrivains de l’Europe du Sud-Est, écrit comme personne d’autre. Dans ces poèmes sélectionnés (de ses deux derniers livres), impeccablement traduits, nous entendons le bord grincheux de sa compassion intelligente, la façon dont elle entremêle fantaisie et expérience amère, et comment son regard poétique cherche des vérités difficiles. Chacun de ces poèmes est un défi que nous devrions relever. » – Fiona Sampson, auteure de Two-Way Mirror : La vie d’Elizabeth Barrett Browning

« Ces poèmes montrent courage et résilience, ils sont honnêtes et sans compromis, caractéristiques qui ont toujours été présentes dans la poésie de Lidija Dimkovska. » – Goce Smilevski, auteur de Freud’s Sister

« Douloureux, drôle, sage, désarmant. Ces poèmes frappent le clou sur la tête, leur but est parfait. » – Helen Mort, auteure de Division Street et aucune carte ne pourrait leur montrer

https://wreckingballpress.com/product/what-is-it-like/

Maria Béjanovska a l’exclusivité pour la traduction du macédonien en français de toute œuvre non publiée de Lidija Dimkovska !

Publié dans 3- Propositions poésie, Littérature macédonienne | Tagué , | Laisser un commentaire

LA PEUR DES BARBARES de Petar ANDONOVSKI publié en français !

PRIX EUROPEEN DE LITTERATURE 2020 !

EDITIONS GRASSROOTS (Bruxelles)

Traduit du macédonien par Maria Béjanovska

Création graphique par Riccardo Cianfarani

Résumé :

Oksana a fui l’Ukraine, rescapée de Tchernobyl. Échouée à Gavdos, îlot grec hors du temps, elle se perd dans les souvenirs de son amour de jeunesse.

Sur la même île-prison, pour oublier son mariage forcé, Pinelopi dialogue imaginairement avec la jeune fille qu’elle a aimée, adolescente. Autour d’elles, isolées comme elles, d’autres femmes luttent contre un monde étouffant d’hommes terrifiés par l’inconnu.

Un roman choral bouleversant sur la force des émotions passées et la violence que suscite la peur de l’étranger.

Petar Andonovski est née en 1987 à Kumanovo (Macédoine). Il est l’auteur de quatre romans et d’un recueil de poème (Espace mental, 2008).  Dès la parution de son premier roman Les yeux couleur chaussure (2013), le jeune écrivain connaît le succès, son roman est nominé pour le Prix du roman de l’année, un prix très convoité en Macédoine. Deux ans pus tard,  il reçoit ce grand prix pour son deuxième roman Le corps dans lequel il faudra vivre (2015). Et son troisième roman La peur des Barbares (2018) lui apporte une reconnaissance internationale : Prix européen de littérature 2020 décerné par l’Union européenne. Son dernier roman Un été sans toi (2020) est le premier roman queer macédonien. Sans barrière, ni tabou !

Petar Andonovski est le quatrième romancier macédonien qui reçoit le Prix européen de littérature. Avant lui, Goce Smilevski (La soeur de Freud), Lidija Dimkovska (Une vie de rechange) et Nenad Joldeski (Chacun avec son lac) ont eu cet honneur.

Mot de l’éditeur Grassroots Publishing – Bookshop:

« C’est avec beaucoup d’émotion que je vous présente la traduction française du roman de Petar Andonovski « La peur des barbares », d’autant plus qu’il s’agit de la première publication de notre maison d’édition Grassroots Publishing – Bookshop

Nous nous sommes lancées dans cette aventure portées par l’amour pour la langue et la culture macédoniennes, qui nous accompagnerons dans les années à venir.

Vous trouverez le livre dans les librairies à Bruxelles en particulier Tropismes Librairie, Librebook – Bruxelles, La Librairie Européenne – The European Bookshop … et bientôt dans toute la Belgique, et en France.

Vous pourrez le commander sur info@grassroots.zone ou directement sur notre site web https://grassroots.zone/it/prodotto/la-peur-des-barbares/.

Un tout grand merci à notre traductrice Maria Bejanovska pour sa passion, sa patience et pour avoir rendu possible le début de cette aventure. La traduction du livre a été financée par le Ministère de la Culture de la Républiquede Macédoine, que nous remercions pour son précieux soutien.

Un énorme merci à l’auteur, Petar Andonovski , pour la confiance qu’il nous a accordée en acceptant d’être le premier auteur de notre catalogue et pour sa remarquable humilité. En 2019, avec ce roman, il a été lauréat du European Union Prize for Literature , et nous sommes honorées de contribuer à faire connaître son œuvre. »


Librairie Librebook en Belgique :

—————————–

Promotion à l’INALCO le 30 novembre 2022

——————–

Publié dans 1- Parutions romans / récits / nouvelles / contes, Actualités, Littérature macédonienne, Parutions | Tagué , | Laisser un commentaire

RUMENA BUZAROVSKA : MON CHER MARI (Ed. GALLIMARD)

Rumena Buzarovska en compagnie de Orhan Pamuk (galerie des auteurs de Gallimard)

Rumena Bužarovska

Biographie

Rumena Bužarovska (Skoplje, 1981) fait partie de la nouvelle génération d’écrivains macédoniens. Elle enseigne la littérature américaine à la Faculté de philologie de Skopje. Elle est l’auteure de quatre recueils de nouvelles: Griffonnages (2007), Dent de sagesse (2010), Mon mari (2014), Je vais nulle part (2018) ainsi que d’une étude sur l’humour dans la littérature américaine et macédonienne à travers le prisme de la nouvelle. Ses ouvrages sont traduits dans plusieurs langues.
Rumena Bužarovska aime voyager. Elle a traduit de l’anglais en macédonien des œuvres de Luis Carroll, John Michael Kucius, Truman Capote, Joseph O’Connor, Charles Bukovsky et Richard Gwin.

Gallimard

podorSsneth70f59g5h43àll gf9cf79c,ucllh375l0860r1H1ilel5:0 5  · 

✨#RENTRÉELITTÉRAIRE

À tour de rôle, onze femmes se livrent sans tabou au sujet de leur époux. Tableau à la fois désopilant et terrible des rôles attribués par la société, “Mon cher mari” renouvelle la fiction féministe en égratignant tout le monde. Sur un fil d’équilibriste entre ironie décapante et tragique de la banalité conjugale, Rumena Bužarovska pointe les limites sociales comme intimes de notre discours sur le couple.

« Tour à tour ironiques, franchement drôles ou très émouvantes, décalées ou très ancrées dans les traditions culturelles, elles sont autant de pastilles originales. »

EXTRAIT : https://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F752249.js&oid=3&c=&m=&l=&r=&f=pdf

—————-

Feuilletez l’ouvrage 👉http://bitly.ws/tZCm

P R E S S E

COUP DE COEUR de la Librairie Filigranes !

« Des femmes s’épanchent sur les travers et les défauts de leurs époux : volage, machiste, prétentieux ou impuissant. Chacune évoque son mari dans une situation du quotidien qui met en lumière l’ancrage du patriarcat dans le couple et la société. Les femmes ne sont pas non plus épargnées par la lâcheté, l’aveuglement volontaire ou les renoncements. »

—————–

LE COUP DE GRIFFE RAPIDE ET LE CONDENCE DE CAISTICITE .

https://journalzebuline.fr/mon-cher-mari-nous-donne-de-ses-nouvelles/?fbclid=IwAR0KEIpUllsAPNoy2Q5fGMKcGX4yUmRIAUkkKDwc2Z3hqzY7tI2hlO1EU_4

« Onze femmes dressent le portrait sans concession de leur mari : misogyne, raciste, prétentieux… Mais attention, car en parlant de leur conjoint, ces femmes en disent beaucoup sur elles. »

—————–

TOUT SONNE TRES JUSTE ET VRAI.

https://lemanoirdeslettres.forumactif.com/t318-onze-histoires-de-maris-mon-cher-mari-rumena-buzarovska-2022?fbclid=IwAR17OMIOVUA4_mbAHIfWOY08i4BaJEp9grkXlWFeDi3dD3l3OBvORwCG9x0#480

« Le talent de Rumena Bužarovska réside dans la psychologie de ses personnages : tout sonne très juste et vrai. Elle parvient, par un détail, une odeur, à faire comprendre le poids d’un sentiment. Dans ces onze histoires, les femmes ne sont pas des victimes, même quand elles subissent, car Rumena Bužarovska nous donne accès à leurs pensées et leur attribue une force de caractère, même si elles ne se trouvent pas toujours dans l’affrontement direct : elles se rebellent à leur manière, par des non-dits souvent. Elles ne sont pas non plus des épouses idéales et, encore mieux : Rumena Bužarovska ose s’attaquer à l’image sainte de la mère parfaite. » (Celine Maltère, Le Manoir des lettres)

——————

UNE ECRITURE FRANCHE SANS FIORITURES

« Rumena Buzarovska porte un regard acerbe et drôle sur sa galerie de personnages, n’épargnant personne, hommes comme femmes, toutes classes sociales confondues. Elle expose la médiocrité de

ceux qui souhaitent se donner des airs, prétendus poètes ou peintres, ou amatrices de poésie :

“… des dames un peu fortes, avec des bourrelets à la taille et sous les aisselles, là où le soutien-gorge s’enfonce dans la graisse. Elles portent des chemisiers cintrés rouges ou noirs. Leurs cheveux sont le plus souvent teints en brun, leurs lèvres peintes en rouge et leur tête surmontée d’un chapeau extravagant. Des bijoux clinquants ornent leur cou et leurs doigts grassouillets. Elles veulent rayonner

de féminité, de mystère, elles veulent sentir la cannelle et que leur voix soit douce comme du velours.” Ou encore : “le rouge à lèvre orange, qui lui va horriblement mal et qui accentue son teint jaune, s’est incrusté dans ses rides.” (Anne-Charlotte Peltier):

https://zone-critique.com/2022/09/05/rumena-buzarovska-scenes-ameres-de-la-vie-conjugale/?fbclid=IwAR1qnwtTl63RSf-bLlHDo4NF_PvL6icRG_yAHGT-b1SUoWt-s6HJNUC6kBc

——————–

UN HUMOUR DECAPANT

« Rumena Buzarovska explore de nombreux aspects de la vie conjugale et familiale. Son écriture est percutante, décapante. Les récits sont souvent drôles, l’humour grinçant, voire sarcastique. Il existe une grande variété de tons, de sentiments dans ses nouvelles. Les maris de ces dames ne sont pas « reluisants », mais les défauts, la méchanceté parfois, des épouses ne sont pas occultés, loin de là. Ce livre est plus une charge contre l’institution du mariage que contre les hommes en tant que tels. C’est un point de vue piquant, désabusé sur le couple et sur la psychologie humaine. Et c’est très plaisant à lire. » (Jean-Marie Chamouard)

https://toutelaculture.com/livres/fictions/rumena-buzarovska-mon-cher-mari/?fbclid=IwAR1qnwtTl63RSf-bLlHDo4NF_PvL6icRG_yAHGT-b1SUoWt-s6HJNUC6kBc

——————–

Dans le jardin des Editions Gallimard : Rumena Buzarovska s’entretient avec la journaliste du « Monde ».

Rumena Buzarovska avec Aurélie Touya (Gallimard) et Maria Béjanovska

——————-

LA MACEDONIENNE RUMENA BUZAROVSKA ANALYSE SANS SCRUPULE LES NAUFRAGES DU MARIAGE

burst

—————–

——————-

UN PETIT REGAL !

Librairie Dialogues: « Mon cher mari est un recueil de nouvelles traduit du macédonien. Avec délice, on part à la rencontre d’une galerie de personnages féminins qui nous racontent leur vie de femme, d’épouse, de mère au sein d’un pays où la culture patriarcale domine. Les histoires sont piquantes, douces-amères, animées par des êtres névrosés qui interpellent et font sourire. Un petit régal !

—————–

Onze nouvelles, comme autant de petites tragi-comédies désopilantes

« Un poète à la prétention dérisoire, mais à l’incontestable puissance physique (« Je le trouvais ridicule, mais dans le même temps, je regardais son torse en m’imaginant serrée dans ses bras »), un mari acariâtre, que l’on trompait allègrement, en offrant dès que l’on pouvait une part de la soupe qu’il affectionnait à son amant, un gynécologue qui se prend pour un grand artiste mais qui ne peint que des croûtes représentant le sexe de ses patientes, et qui méprise copieusement sa femme, jusqu’au jour où il découvre qu’elle est meilleure poétesse qu’il n’est peintre, un infidèle hypocrite et violent dont sa femme cherche à prendre au piège sa maîtresse et qui finira peut-être lui-même par se faire battre à coup de pelles… Il ne fait vraiment pas bon être un époux dans les onze nouvelles de Mon cher mari, un recueil décapant, aux dialogues toujours vifs et à l’humour acide de l’écrivaine macédonienne Rumena Buzarovska (Gallimard, septembre 2022). L’homme y est trop souvent imbu de lui-même, lâche et menteur, faible et brutal, et même lorsqu’il occupe une position sociale honorable, d’une bêtise souvent crasse. Mais si le mariage apparaît comme un redoutable piège, dont on ne se défait que par sa propre infidélité, la séparation ou la mort du mari, si l’auteure, semblant toujours au fil des pages adresser au lecteur le même clin d’œil farceur et assassin que la femme de la couverture du roman, défend à l’évidence ses sœurs, victimes d’une institution, de ces « liens sacrés » qui les minorisent, ces petites histoires montrant aussi à quel point les femmes ici sont parfois, consciemment ou non, la proie d’abord d’une forme de soumission librement consentie. Onze nouvelles, comme autant de petites tragi-comédies désopilantes, pour révéler ainsi que le combat des femmes, dans des sociétés encore régies par tant de traditions patriarcales, est loin d’être gagné… le rire malicieux de Rumena Buzarovska est la meilleure manière de nous le faire entendre ! (VincentGloeckler 19 août 2022, Babelio)

——————

ONZE NOUVELLES DÉCAPANTES : REJOUISSANT ET NOUVEAU !

Décapant, ce petit livre dépeint en onze histoires, onze nouvelles écrites au féminin, les relations entre hommes et femmes. Tout le monde en prend pour son grade, c’est féroce, drôle, parfois triste, jamais moralisateur. A mettre entre toutes les mains.

Traduit du macédonien – oui nous n’avons pas l’habitude d’aller chercher là de véritables pépites – ce petit ouvrage composé de onze récits courts est signé par Rumena Bužarovska (par ailleurs professeur de littérature américaine) est un petit trésor de dérision, de lucidité et d’humanité, qui pointe sans aucune pitié les relations entre hommes et femmes dans l’intimité du couple. Malentendus, usure, lassitude, petites et grandes mesquineries, ennui, trahison, usure du quotidien, tout y passe et tout le monde en prend pour son grade avec une férocité crue.

Ne faisons pas l’erreur de croire que ce petit recueil verse du côté féministe de la Force : en creux, le « je » et son regard sur ses proches se retourne parfois avec une cruauté réjouissante sur la narratrice. Et oui, en parlant de l’autre, bien souvent… c’est de soi que l’on parle.

Réjouissant et nouveau.

Pour résumer

Décapant, ce petit livre dépeint en onze histoires, onze nouvelles écrites au féminin, les relations entre hommes et femmes. Tout le monde en prend pour son grade, c’est féroce, drôle, parfois triste, jamais moralisateur. A mettre entre toutes les mains.

Carole Huyvenaar

—————

MARIANNE, sept.2022

note : 5/5

C’EST D’UNE JUSTESSE A COUPER LE SOUFFLE

« C’est un recueil écrit au cordeau, sans bavure ni trop plein. (…)

C’est cruel sans être cynique. Les personnages ne sont pas fabriqués. Ils font l’amour ou sont faits par l’amour. Ils mangent trop d’oignons ou de foie grillé. Leur haleine pue quand ils embrassent. Les mecs n’ont pas le temps de remonter leur pantalon quand ils se font pincer en situation d’adultère. Les femmes passent beaucoup de temps à préparer la soupe ou le pindjour. Elles se trompent souvent d’histoire d’amour ou repoussent leur progéniture. (…)

Rien n’est fabriqué, tout est dit en condensé, pris sur le vif, sans mode d’emploi, ni discours racoleur. On est en immersion continue. Cela se passe au pays d’Alexandre le Grand, aujourd’hui, et c’est d’une justesse à couper le souffle. » (Philippe Petit, Marianne, 12 sept.2022)

https://www.marianne.net/culture/litterature/mon

photo : Francesca Mantovani pour les Editions Gallimard


—————–

Librairie Arborescence : par Marine G. 

« Onze nouvelles, toujours sur la relation épouse/époux qui sont pour le meilleur et pour le pire. Que l’on rit ou que l’on pleurs, la palette de sentiments nous touche toujours. Un autrice macédonienne et pourtant qui n’est pas sans me rappeler certaines autrices indiennes. »

————–


par Laetitia T. (Librairie Mots et Images)

UN REGARD ACERBE ET DECAPANT

Sous forme de nouvelles pétillantes, l’autrice pose un regard acerbe et décapant sur la société et ses prétendus rôles.
En mélangeant tendresse et ironie à la fois, l’autrice nous offre une lecture en apparence légère mais en osant gratter là ou ça fait mal…
Truculent!

——————

La vitrine de la librairie parisienne L’écume des pages

Dans la librairie parisienne Les Traversées

Dans la librairie Ombres blanche à Toulouse

—————-

Un bijou qui nous embarque dans l’intimité de onze femmes mariées.

« C’est cruel sans être cynique. Les personnages ne sont pas fabriqués. Ils font l’amour ou sont faits par l’amour. Ils mangent trop d’oignons ou de foie grillé. Leur haleine pue quand ils embrassent. Les mecs n’ont pas le temps de remonter leur pantalon quand ils se font pincer en situation d’adultère. Les femmes passent beaucoup de temps à préparer la soupe ou le pindjour. Elles se trompent souvent d’histoire d’amour ou repoussent leur progéniture. »

https://headtopics.com/fr/mon-cher-mari-de-rumena-buzarovska-scenes-de-la-vie-conjugale-en-macedoine-29765228

——————

L’EXPRESS : UN LIVRE A NE PAS MANQUER !

La note de L’Express : 4/5 

Comment subsister lorsqu’on est une romancière macédonienne ? Soit une auteure d’un petit pays de 2 millions d’habitants, dont 20% sont d’origine albanaise, qui compte parmi les plus pauvres de l’Europe ? Une auteure, qui plus est, qui n’a écrit que des recueils de nouvelles, genre peu prisé dans le monde, à l’exception de la sphère anglo-saxonne. Réponse : prendre pour agent le redoutable Andrew Wylie, celui notamment de Salman Rushdie, écrire de bons livres, et donner de sa personne. C’est ce que fait avec application la pétulante et jolie Rumena Buzarovska, professeur de littérature américaine à la Faculté de philologie de Skopje, de passage à Paris pour évoquer Mon cher mari, son délicieux recueil de nouvelles sarcastiques sur le couple, publié dans 16 pays, en France par Gallimard sous une couverture qui la ravit. Rumena Buzarovska, 41 ans, revendique volontiers l’étiquette d’écrivain yougoslave. « Même si la Yougoslavie n’est plus depuis 1991, il existe une communauté littéraire yougoslave, explique-t-elle dans un anglais parfait, un état d’esprit commun à beaucoup de Serbes, de Bosniaques, de Croates, de Slovènes. » Au diable les frontières, donc, et les divisions.  

Reste que les onze femmes et narratrices de Mon cher mari sont toutes…(la suite : https://www.lexpress.fr/culture/rumena-buzarovska-et-brigitte-giraud-les-livres-a-ne-pas-manquer_2180427.html

lire la critique entière : https://www.pressreader.com/france/l-express-france/20220929/282398403290374

Rumena Buzarovska, la pétulante auteure macédonienne de « Mon cher mari »
Gallimard

————–

Délicieux recueil d’histoires sarcastiques sur le couple !

« On a hâte de découvrir son quatrième et dernier recueil (I’m Not Going Anywhere), consacré aux migrations et au complexe d’infériorité des populations balkaniques envers les peuples riches de l’Occident. Un sujet mordant, mais peut-être moins sujet au fantasme… »

https://canada.dayfr.com/livres/338827.html?fbclid=IwAR3E5zdZ7_ygBEzfbxYG_UEn6XnAnCoRhx8Nu-FyQhSERc7jJsJ6avQJwrY

—————

BUZAROVSKA FAIT UNE ENTREE FRACASSANTE DANS LE CATALOGUE GALLIMARD !

Coup de coeur de la librairie Delamain

Onze femmes, onze nouvelles dans lesquelles elles nous racontent avec cynisme leur quotidien auprès de leurs chers maris.

Kaléidoscope de la vie conjugale, Buzarovska use d’un humour féroce qui n’épargne personne, ni épouses, ni époux.

Buzarovska fait une entrée fracassante dans le catalogue Gallimard, Mon cher mari est à mettre entre toutes les mains.

Une très belle surprise !

—————–

Un recueil de nouvelles macédoniennes, quelle heureuse surprise ici. Écrites par une femme, en plus. Je veux !

Des nouvelles où se côtoient le rire, le drame, le malaise, la viande et le sexe… la vie, donc.

—————-

DROLES ET CRUELLES

Rumena Bužarovska peint un subtil portrait de la Macédoine contemporaine, mais aussi de nos propres sociétés. Mon cher mari, onze nouvelles, drôles et cruelles.

https://viduite.wordpress.com/2022/09/26/mon-cher-mari-rumena-buzarovska/

—————

COUP DE COEUR DU JOURNAL DU DIMANCHE

——————-

COUP DE COEUR de la RADIO J (Shlomo Malka)

https://www.luqi.fr/#/diffusion/budget/a2t57000000M6cKAAS/preview/audio/60000000220249990

——————–

Mon cher mari a été adapté au théâtre à Skopje (Macédoine), à Ljubljana (Slovenie) et à Belgrade (Serbie)

————————-

LES LIBRAIRES ONT LA PAROLE DANS LE JDD !

Les choix de Guillaume Le Douarin, de la librairie L’Écume des pages à Paris :

Coup de cœur : Mon cher mari, de Rumena Buzarovska

« Première plume macédonienne à rejoindre le catalogue des éditions Gallimard, Rumena Buzarovska livre un recueil aussi décapant qu’instructif sur la vie de couple. Chaque nouvelle donne la parole à une femme évoquant son époux et ses relations aux hommes, sans filtre ni tabou et sur un ton piquant, tout sauf politiquement correct. Machistes, menteurs, narcissiques ou destructeurs, ces « chers maris » sont croqués dans leurs habitudes quotidiennes, révélatrices de leurs petites lâchetés et de leurs grands défauts. Si les hommes en prennent pour leur grade, l’ouvrage n’est pas acide uniquement à leur égard, mais révèle la complexité des rapports entre les deux sexes, tout autant que de l’âme humaine. Un « hommes-femmes mode d’emploi » qui en dit long sur le rôle social assigné à chacun et qui égratigne le sacro-saint modèle de la vie conjugale. »

Rumena Buzarovska, traduit du macédonien par Maria Bejanovska, Gallimard, 176 pages, 18,50 euros.

https://www.lejdd.fr/Culture/colm-toibin-rumena-buzarovska-les-choix-de-guillaume-le-douarin-de-la-librairie-lecume-des-pages-a-paris-4136469

————————-

——————

UNE GRANDE FINESSE PSYCHOLOGIQUE

Le Carnet à spirales, PAGE des libraires

« Ce recueil de onze nouvelles offre, dans une écriture incisive particulièrement réjouissante, le portrait de différentes femmes confrontées à des situations quotidiennes, plus ou moins banales (…). Rumena Buzarovska déploie une grande finesse psychologique dans ses intrigues et excelle à retranscrire, souvent avec humour, voire avec poésie, la tragique complexité des vies ordinaires. »

Eclice Babelio.com

📕 En librairie

———————-

IRRESISTIBLE TALENT !

« Sur un fil d’équilibriste entre ironie décapante et tragique de la banalité conjugale, Rumena Bužarovska pointe les limites sociales comme intimes de notre discours sur le couple et interroge de son irrésistible talent chaque rouage du vaste jeu de l’amour et du mariage. »

https://www.quebecloisirsnumerique.com/fr/products/mon-cher-mari?fbclid=IwAR0Dcb4RkBIjIjQM7lVyZomonmGCGgQ8T1ld4r6unKXAqDC_pOtvLoFXiJg

———————

UNE TRAGEDIE HUMAINE DECAPANTE

Le Figaro littéraire (par Astrid De Larminat)le 12 oct.2022

« Les douze confessions sont mises en scène avec un sens du dévoilement progressif et du rebondissement, une intelligence, une cruauté et un talent tragicomique redoutables par l’auteur, Rumena Buzarovska, 41 ans, professeur de littérature américaine à l’université de Skopje. On oscille entre le rire et l’effroi. Pourtant, bizarrement, on est ému par cette humanité déchue, hommes, femmes et enfants… »

https://www.lefigaro.fr/livres/mon-cher-mari-de-rumena-buzarovska-femmes-au-bord-de-la-crise-conjugale-20221012?fbclid=IwAR22Pba83TtinzoWAdWLgTr51rCnUkFpJSUdUPzyaWPpXAFpNLAAfZCf0Dg

——————

Le Matricule des Anges, (par Thierry Guinhut) oct. 2022:

« Le sens de l’observation, l’écriture piquante et enlevée assurent le lecteur d’un plaisir immédiat et durable. Ainsi le temps du romantisme a irrémédiablement laissé place à un réalisme cruel. »

—————————–

COUP DE COEUR DE LA LIBRAIRIE GAYARD (Nîmes)

Pour cette rentrée littéraire, Simone Pacchiana de la Librairie Goyard a eu un coup de cœur pour le livre de la Macédonienne Rumena Buzarovska intitulé « Mon cher mari ». Dans ce recueil de nouvelles, l’autrice pose un regard acerbe sur la société en racontant onze histoires de couples. C’est à la fois drôle et tendre, grave et émouvant. Et le lecteur passe du rire aux larmes ! Un vrai bon moment de lecture !

——————–

Le Cercle des lecteurs du service d’action sociale de Brest vous recommande 10 romans dont Mon cher mari de Rumena Buzarovska !

————————

LE MONDE DES LIVRES le 3 déc.2022)

Les Macédoniennes

Les onze femmes mariées auxquelles Rumena Buzarovska donne la parole détestent leur mari, le craignent ou le méprisent. Ceux-ci, d’ailleurs, les rabaissent, les ignorent et les trompent. Pas une des héroïnes de Mon cher mari ne songe pourtant à divorcer. Cela ne se fait pas. Publié en Macédoine du Nord en 2014,Mon cher mari est un recueil de nouvelles décapantes sur les méfaits du patriarcat et du conformisme social. Femme de poète, d’ambassadeur, de médecin… chacune ne se définit, dans ces textes, que par rapport à son époux et aux enfants qu’elle a ou non. L’écrivaine macédonienne, née en 1981,fait voler en éclats les faux-semblants avec un humour qui n’épargne aucun des personnages. Elle dépeint d’une plume acide des situations pathétiques, parfois tragiques, pour ouvrir par le rire les voies de l’émancipation.

FLORENCE BOUCHY

———————-

MON CHER MARI de Rumena Buzarovska parmi les 100 livres de l’année remarqués par :

———————-

LA SELECTION DE L’EXPRESS (1er déc.2022)

MON CHER MARI parmi les

Huit romans à offrir à Noël, pour votre cousine féministe, votre fils geek, votre mamie intello…

Pour votre cousine, féministe endurcie et grande lectrice de nouvelles  

Mon cher mari, c’est sous ce titre ironique que la pétulante et jolie Macédonienne Rumena Buzarovska, professeur de littérature américaine à la Faculté de philologie de Skopje, publie un délicieux recueil de nouvelles sarcastiques sur le couple. Les onze femmes et narratrices de Mon cher mari sont toutes macédoniennes et naviguent entre Skopje, la capitale, et l’arrière-pays. Leur point commun ? Leur soumission à des maris, souvent grotesques ou adipeux. Il y a Goran, au gros nez et au teint terreux, qui court les festivals avec sa poésie « exécrable » ; Zoran, que sa femme soupçonne, à juste raison, d’adultère et qui le prend en filature ; le mari, gynécologue, qui essaie de se faire passer pour un artiste et dont les peintures à l’huile, véritables barbouillis, sont des plus déprimantes… Jovan, qui empêche sa jeune épouse d’aller voir sa mère, pauvre et très malade, par peur de la contagion… Tableau exagéré d’une société arriérée ? « La Macédoine est très patriarcale, nous confiait récemment la quadragénaire, et je voulais évoquer toutes les façons sournoises et nocives dont les femmes sont encore traitées aujourd’hui. Pour autant, le livre a du succès un peu partout, notamment en Allemagne, en Italie et dans tous les pays d’ex-Yougoslavie, les problèmes que je soulève sont universels je pense. » 

https://www.lexpress.fr/culture/huit-romans-a-offrir-a-noel-pour-votre-cousine-feministe-votre-fils-geek-votre-mamie-intello_2183860.html?fbclid=IwAR1TWrc6MibMbLPiF5eDTIzsJ74xFf74K62R8vnj4R0T1cYcxKP-4-RjcZg

———————

A INALCO le 30 novembre 2022

———————-

Télévision

MON CHER MARI VIVEMENT RECOMMANDE A VIVEMENT DIMANCHE

https://www.france.tv/france-3/vivement-dimanche/4169056-nathan-devers-le-plaisir-des-textes.html?fbclid=IwAR0FDTtDzz3WyKUJJ5tfHebtQtNlfH6N8GvsSWi6oZqGILKD8XmjWa_FAlM


——————

Un recueil savoureux, inédit, tendrement féroce et savamment cruel. (1er janvier 2023)

———————————

«Mon cher mari», un recueil qui explore la duplicité, à notre corps défendant

Sous la plume de Rumena Buzarovska, tout le monde en prend pour son grade, y compris les «âmes vertueuses»…

Jérôme Orsoni sur « Mon cher mari » de Rumena Buzarovska dans Le Temps

Publié mercredi 4 janvier 2023

« Art par excellence de la brièveté, de la chute et de son fracas, tour à tour aussi légère et profonde qu’un bon éclat de rire peut l’être, la nouvelle résiste à la simplification. Prenez ainsi Mon cher mari, le premier ouvrage publié en français de la Macédonienne Rumena Buzarovska et admirablement traduit par Maria Béjanovska. On aurait tôt fait d’y lire un genre tragicomique de manifeste féministe, une charge contre la charge mentale, une fusillade en règle des innombrables travers du pauvre petit mâle contemporain, blanc de préférence, qui peuple nos postmodernes contrées – forcément lâche, forcément veule, forcément ridicule. Et ce, avec d’autant plus de facilité que c’est une vérité indiscutable: le mâle jouit en effet des injustes privilèges que lui a procurés son seul sexe. »

https://www.letemps.ch/culture/cher-mari-un-recueil-explore-duplicite-corps-defendant?fbclid=IwAR0kxrtwbah1juHbqEBYRDBY-dRU-gT99etHHFwYEFSNCilM36AMgkuZzMU

Publié dans 1- Parutions romans / récits / nouvelles / contes, Actualités, Littérature macédonienne | Tagué , | Laisser un commentaire

LES ETUDES MACEDONIENNES RECONNUE « DISCIPLINE RARE »

LES ETUDES MACEDONIENNES RECONNUES « DISCIPLINE RARE » PAR LE MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE FRANCAISE !

A l’initiative de Frosa Pejoska Bouchereau, (Professeur des Universités, HDR, Langue, littérature et civilisation macédoniennes) les études macédoniennes ont été reconnues « discipline rare » le 3 mai 2022 par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche français.

Cela s’inscrit dans le projet franco-allemand de cartographie des disciplines rares.

https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/cartographie-des-disciplines-rares-46362

Publié dans Uncategorized | Tagué , | Laisser un commentaire

FIGURAE VENERIS HISTORIAE, pièce de Goran Stefanovski

Il s’agit d’une farce tragique. C’est à la fois comique et tragique de voir les gens qui, selon Joyce, essayent « de se réveiller de l’angoisse nocturne de l’histoire… »

Figurae à Ohrid 2 Historiae Stefanovski

Présentation de la pièce par l’auteur :

Depuis mon plus jeune âge j’ai été fasciné par le livre « Sitten Geschichte des Weltkrieges » (L’histoire sexuelle de la Première Guerre mondiale) de Magnus Hirschfeld, publié à Berlin en 1931. C’était une critique sociale, deux grands tomes à la couverture rouge que j’ai trouvés dans la bibliothèque de mon père. Rédigée en allemand je ne pouvais pas les lire, mais je regardais avec une grande émotion les nombreuses illustrations – dessins expressionnistes de George Grosz et d’Otto Dix, cartes postales vulgaires, posters de propagande, photographies d’invalides et de prostituées, beaucoup de sang, de chair, du kitch et d’horreur.

Magnus Hirschfeld (1858-1935)  a publié plus de 500 titres sur  la sexualité, la santé, la politique, la morale et l’histoire du racisme. En 1919, lors de la République du Weimar, Hirschfeld  crée L’Institut de la science sexuelle. Il possédait une grande bibliothèque et des archives, on y tenait des conférences publiques et on donnait des consultations médicales. En tant que Juif et homosexuel qui propageait des idées progressistes, Hirschfeld est devenu  la cible des nazis subissant des attaques physiques. En 1928 il participe à La Ligue mondiale pour la réforme du genre. En 1930 il part en tournée aux USA puis autour du monde. En 1933, les nazis détruisent son Institut et brûlent publiquement sa bibliothèque et ses archives. Hirschfeld est destitué de sa nationalité allemande. Il meurt à Nice en 1935.

Le livre de Hirschfeld m’a inspiré pour écrire la pièce Figurae Veneris Historiae. Son sujet est : l’amour est impossible dans le monde de la politique. L’histoire y est présentée comme une orgie humaine en masse, une bacchanale. La guerre est un moyen dont l’histoire et l’humanité se servent pour se violer mutuellement.

Il s’agit d’une farce tragique. C’est à la fois comique et tragique de voir les gens qui, selon Joyce, essayent « de se réveiller de l’angoisse nocturne de l’histoire… »

Et même si nous réussissions de chasser cette hypnose honteuse, aurions-nous honte ?

                                                                                     Goran Stefanovski

 

Figurae à Ohrid 1  Fugurae à Ohrid public

 

GORAN STEFANOVSKI est né en 1952 à Bitola, en Macédoine. De 1970 à 1974, il étudie l’anglais (langue et littérature) à l’université de Skopje. Dans le même temps (1972-1973), il suit les cours d’études théâtrales à l’Académie de théâtre, fi lm et télévision à Belgrade. Après ses études à la faculté de philologie de l’université de Belgrade (1975-1977), il obtient sa maîtrise ès arts avec une thèse sur le théâtre de Samuel Beckett. De 1974 à 1978, il travaille pour le secteur théâtre de la Radio-Télévision macédonienne. En 1986, il fonde le département d’écriture théâtrale à la faculté des arts dramatiques de l’université de Skopje, département qu’il dirige jusqu’en 1998. Depuis, il a enseigné l’écriture théâtrale et cinématographique au Christ Church College et à l’université du Kent, à Canterbury, et il est intervenu à l’occasion de nombreuses rencontres dans diff érentes institutions internationales : UNESCO, Dramatiska Institutet (Stockholm), Brown University (Providence, Rhode Island, États[1]Unis d’Amérique), etc. Lauréat du prix de la meilleure pièce de l’année au Festival de théâtre yougoslave de Novi Sad en 1980, il est élu membre de 190 191 l’Académie des arts et des sciences de Macédoine en 2004. Il a été régulièrement membre de jurys de théâtre et de cinéma. Son parcours a été profondément marqué par la chute des régimes communistes en Europe de l’Est et la guerre en Yougoslavie en 1992. Son travail s’est alors orienté vers les questions sociales et politiques en ex-Yougoslavie, et les répercussions qu’elles ont pu avoir en Europe. Goran Stefanovski a ainsi écrit les textes de nombreux spectacles, abordant les thèmes des migrations, des confl its sociaux, de la transition postcommuniste et de l’identité multiculturelle. Un bon nombre de ses œuvres sont des productions internationales, des commandes diverses, représentées à l’occasion d’événements tels que les Capitales européennes de la culture, ou le 50e anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme, à Stockholm. Elles ont été largement représentées en Europe et en Amérique du Nord, et notamment au Théâtre Dramski de Skopje, au BITEF de Belgrade, au Theater an der Rühr de Müllheim, aux Wiener Festwochen de Vienne, à la Biennale de Bonn ou au Festival d’Avignon. Elles ont obtenu de nombreux prix, notamment au Sterijino pozorje de Novi Sad, en Serbie, et au Festival de Prilep, en Macédoine. Goran Stefanovski est notamment l’auteur de Jane Zadrogaz (1974) ; La Chair sauvage (1979) ; Vol stationnaire (1981) ; Haute- Fidélité (1982) ; Double fond (1984) ; Les Âmes tatouées (1985) ; Le Trou noir (1987) ; Une longue pièce (1988) ; Les Ombres de Babel (1989) ; Goce (1991) ; Černodrinski revient à la maison (1991) ; Sarajevo (1993) ; Vieil homme portant une pierre autour du cou (1994) ; Maintenant ou jamais (1995) ; Ex-You (1996) ; Bacchanales (d’après Euripide, 1996) ; Ce n’est qu’humain (1998) ; Contes d’une ville (1998) ; Paysage X : Euralien (1998) ; Hôtel Europa (1999) ; Tout un chacun (2002) ; Ulysse (2012) ; Langues de feu (2013) et Figurae Veneris Historiae (2014). Il a également écrit de nombreux scénarios, spectacles multimédias, livrets de ballets et d’opéras rock, séries télévisées, drames radiophoniques, pièces pour jeune public, manuels pour l’écriture de scénario, etc. Traduites en quinze langues, ses œuvres sont publiées en Angleterre, en Allemagne, en Hollande, en Pologne et aux États-Unis d’Amérique. Maria Béjanovska et Jeanne Delcroix-Angelovska en ont traduit plusieurs du macédonien en français. Goran Stefanovski était installé en Angleterre depuis la fin des années 90. Il est décédé à Canterbury en 2018. Hotel Europa, créé en version originale en 2000 aux Wiener Festwochen de Vienne, dans une direction artistique de Chris Torch et une coproduction d’Intercult de Stockholm, a été représenté la même année au Festival d’Avignon, alors dirigé par Bernard Faivre d’Arcier. La version française, Hôtel Europa, traduite de l’anglais par Séverine Magois, a été publiée aux éditions l’Espace d’un instant en 2005, et lue la même année au Studio-Théâtre de la Comédie[1]Française, par Catherine Boskowitz et le Collectif 12, dans le cadre du festival Sud / Est. Le Démon de Debar maalo, traduit du macédonien par Maria Béjanovska, a été publié en 2010 aux éditions l’Espace d’un instant, avec une préface de Philippe Le Moine, puis lu la même année au Théâtre du Rond-Point, par Dominique Dolmieu et le Théâtre national de Syldavie, dans le cadre des « Mardis midi », et enfi n créé en 2012 au Théâtre de l’Opprimé à Paris, par la même équipe. Černodrinski revient à la maison, traduit du macédonien par Maria Béjanovska, a été lu en 2012 à la Maison d’Europe et d’Orient, à Paris, par Dominique Dolmieu et le Théâtre national de Syldavie, dans le cadre de « l’Europe des théâtres », puis publié en 2013 aux éditions l’Espace d’un instant, et créé en 2015 à la Maison d’Europe et d’Orient, par la même équipe. La Chair sauvage, traduit du macédonien par Maria Béjanovska, a été lu en 2019 au 100 ECS à Paris, par Dominique Dolmieu et le Théâtre national de Syldavie, dans le cadre de « l’Europe des théâtres ».

Publié dans 2- Propositions théâtre, Propositions | Tagué , | Laisser un commentaire

ELOGE DU CONTRAIRE, essais de GORAN STEFANOVSKI, Editions L’Espace d’un Instant, 2023.

SORTIE en janvier 2023

Traduit du macédonien par Maria Béjanovska

« Je suis fier de notre ténacité. Malgré notre identité détériorée, les mains liées, la bouche bâillonnée, la négation de ce que nous sommes et le morcellement de notre terre, je suis vivant et j’ai soif de la vie. Je sais que j’existe grâce à leur acharnement à vouloir me faire disparaître. Ma ténacité surgit du mortier dans lequel on m’écrase et de la poêle où l’on me fait frire. Ce mortier et cette poêle sont justement les lieux de mon pouvoir. »

« « Selon un vieil adage populaire des Balkans, il est impossible de naître et de mourir dans le même pays. En l’espace d’une vie, la maison te tombera sur la tête et tu devras la reconstruire. « Toujours la même chose ». C’est inscrit, comme une catastrophe naturelle ».

extrait :

« Pendant nos guerres civiles, la chaîne CNN nous a présentés comme des tribus aux noms compliqués et aux habitudes politiques bizarres. Face à cette scénographie se tenaient des journalistes bien élevés et cohérents de CNN, serrés dans leurs chemises impeccables, pour mettre de l’ordre dans le chaos et expliquer le désordre avec un vocabulaire simpliste. Qu’en a-t-il résulté ? Lors des conférences internationales, les intellectuels occidentaux me demandaient souvent en chuchotant : « Que se passe-t-il exactement là-bas ? » En fait, CNN a réussi à clarifier une seule chose : que nous sommes incompréhensibles. « Ne vous fatiguez pas à essayer de les comprendre ! »

« Cette présentation n’est pas correcte et me blesse. Et je sais comment mon esprit réagit quand je suis blessé. Je suis capable, comme on dit, de manger un kilo de sel ! Permettez-moi de changer ici de « vitesse », de m’écarter de mon essai et de me servir d’un monologue théâtral : « Vous croyez que je suis incompréhensible ?! Vous n’avez encore rien vu ! Je vais vous montrer ce que c’est vraiment d’être incompréhensible ! Oui, je sais que je me ridiculise en mangeant du sel devant vous qui hochez la tête en n’en croyant pas vos yeux. Je ne fais cela que pour vous dégoûter ! Et pour me blesser. J’ai appris de Dostoïevski que la seule façon de prouver que je suis libre est d’aller contre mes propres intérêts. Ma femme, protestante, ne comprendra jamais cela. Elle refuse d’accepter cette attitude comme un comportement humain logique. Je suis d’accord avec elle. Mais je ne me conduis ainsi que dans des situations déraisonnables, quand je subis une pression déraisonnable. Seulement quand on me marche sur les pieds. Et maintenant vous me dites encore que je suis un monstre irrationnel ?! Vous qui me flattiez en disant que j’étais généreux, accueillant, chaleureux, au grand cœur ?! Vous dites que mon histoire ne vous plait pas. Vous dites que je devrais la modifier ? Et que si je ne le fais pas moi-même, vous le ferez à ma place ? Vous savez quoi ? Allez vous faire foutre ! Comment changerez-vous mon histoire ? Avec des bombardements ? Avec le Tribunal de La Haye ? Avec une résolution de l’ONU ? Avec la corruption et le chantage ? Avec des Festivals de théâtre ? Je ne crois pas que vous réussirez. Je changerai mon histoire seulement quand je veux et si je veux. Vous ne me trouvez pas sexy ? Et alors ! Comme dit le poète : ‘Nous ne sommes pas beaux mais nous chantons’. Vous avez réussi à me faire grimper sur les barricades ! Et, sachez-le, cette bataille continuera au prochain millénaire. Et à celui d’après ! »

GORAN STEFANOVSKI est né en 1952 à Bitola, en Macédoine. De 1970 à 1974, il étudie l’anglais (langue et littérature) à l’université de Skopje. Dans le même temps (1972-1973), il suit les cours d’études théâtrales à l’Académie de théâtre, fi lm et télévision à Belgrade. Après ses études à la faculté de philologie de l’université de Belgrade (1975-1977), il obtient sa maîtrise ès arts avec une thèse sur le théâtre de Samuel Beckett. De 1974 à 1978, il travaille pour le secteur théâtre de la Radio-Télévision macédonienne. En 1986, il fonde le département d’écriture théâtrale à la faculté des arts dramatiques de l’université de Skopje, département qu’il dirige jusqu’en 1998. Depuis, il a enseigné l’écriture théâtrale et cinématographique au Christ Church College et à l’université du Kent, à Canterbury, et il est intervenu à l’occasion de nombreuses rencontres dans diff érentes institutions internationales : UNESCO, Dramatiska Institutet (Stockholm), Brown University (Providence, Rhode Island, États[1]Unis d’Amérique), etc. Lauréat du prix de la meilleure pièce de l’année au Festival de théâtre yougoslave de Novi Sad en 1980, il est élu membre de l’Académie des arts et des sciences de Macédoine en 2004. Il a été régulièrement membre de jurys de théâtre et de cinéma. Son parcours a été profondément marqué par la chute des régimes communistes en Europe de l’Est et la guerre en Yougoslavie en 1992. Son travail s’est alors orienté vers les questions sociales et politiques en ex-Yougoslavie, et les répercussions qu’elles ont pu avoir en Europe. Goran Stefanovski a ainsi écrit les textes de nombreux spectacles, abordant les thèmes des migrations, des confl its sociaux, de la transition postcommuniste et de l’identité multiculturelle. Un bon nombre de ses œuvres sont des productions internationales, des commandes diverses, représentées à l’occasion d’événements tels que les Capitales européennes de la culture, ou le 50e anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme, à Stockholm. Elles ont été largement représentées en Europe et en Amérique du Nord, et notamment au Théâtre Dramski de Skopje, au BITEF de Belgrade, au Theater an der Rühr de Müllheim, aux Wiener Festwochen de Vienne, à la Biennale de Bonn ou au Festival d’Avignon. Elles ont obtenu de nombreux prix, notamment au Sterijino pozorje de Novi Sad, en Serbie, et au Festival de Prilep, en Macédoine.

Goran Stefanovski est notamment l’auteur de Jane Zadrogaz (1974) ; La Chair sauvage (1979) ; Vol stationnaire (1981) ; Haute- Fidélité (1982) ; Double fond (1984) ; Les Âmes tatouées (1985) ; Le Trou noir (1987) ; Une longue pièce (1988) ; Les Ombres de Babel (1989) ; Goce (1991) ; Černodrinski revient à la maison (1991) ; Sarajevo (1993) ; Vieil homme portant une pierre autour du cou (1994) ; Maintenant ou jamais (1995) ; Ex-You (1996) ; Bacchanales (d’après Euripide, 1996) ; Ce n’est qu’humain (1998) ; Contes d’une ville (1998) ; Paysage X : Euralien (1998) ; Hôtel Europa (1999) ; Tout un chacun (2002) ; Ulysse (2012) ; Langues de feu (2013) et Figurae Veneris Historiae (2014).

Goran Stefanovski à Paris : rencontre avec ses lecteurs

Il a également écrit de nombreux scénarios, spectacles multimédias, livrets de ballets et d’opéras rock, séries télévisées, drames radiophoniques, pièces pour jeune public, manuels pour l’écriture de scénario, etc. Traduites en quinze langues, ses œuvres sont publiées en Angleterre, en Allemagne, en Hollande, en Pologne et aux États-Unis d’Amérique. Maria Béjanovska et Jeanne Delcroix-Angelovska en ont traduit plusieurs du macédonien en français.

Rencontre avec le dramaturge Stoppard

Goran Stefanovski était installé en Angleterre depuis la fin des années 90. Il est décédé à Canterbury en 2018. Hotel Europa, créé en version originale en 2000 aux Wiener Festwochen de Vienne, dans une direction artistique de Chris Torch et une coproduction d’Intercult de Stockholm, a été représenté la même année au Festival d’Avignon, alors dirigé par Bernard Faivre d’Arcier. La version française, Hôtel Europa, traduite de l’anglais par Séverine Magois, a été publiée aux éditions l’Espace d’un instant en 2005, et lue la même année au Studio-Théâtre de la Comédie[1]Française, par Catherine Boskowitz et le Collectif 12, dans le cadre du festival Sud / Est. Le Démon de Debar maalo, traduit du macédonien par Maria Béjanovska, a été publié en 2010 aux éditions l’Espace d’un instant, avec une préface de Philippe Le Moine, puis lu la même année au Théâtre du Rond-Point, par Dominique Dolmieu et le Théâtre national de Syldavie, dans le cadre des « Mardis midi », et enfin créé en 2012 au Théâtre de l’Opprimé à Paris, par la même équipe. Černodrinski revient à la maison, traduit du macédonien par Maria Béjanovska, a été lu en 2012 à la Maison d’Europe et d’Orient, à Paris, par Dominique Dolmieu et le Théâtre national de Syldavie, dans le cadre de « l’Europe des théâtres », puis publié en 2013 aux éditions l’Espace d’un instant, et créé en 2015 à la Maison d’Europe et d’Orient, par la même équipe. La Chair sauvage, traduit du macédonien par Maria Béjanovska, a été lu en 2019 au 100 ECS à Paris, par Dominique Dolmieu et le Théâtre national de Syldavie, dans le cadre de « l’Europe des théâtres ».

REVUE DE PRESSE

Goran STEFANOVSKI s’emploie avec rigueur à retracer la culture de cette Europe de l’est, cette inconnue totale aux yeux des occidentaux. D’ailleurs, souvent cette Europe de l’est est contée et expliquée par celle de l’ouest, par celle qui croyant pourtant la comprendre, la dépeint selon ses propres yeux, avec ses propres préjugés. Lorsqu’un occidental interroge un habitant des Balkans par exemple, c’est avant tout pour savoir comment cet étranger perçoit l’Occident, comment il se place par rapport à cette Europe-là. STAFANOVSKI dénonce, excédé par ce nombrilisme ouest européen. »

 » Avec un ton irrévérencieux et offensif, l’auteur déconstruit les préjugés, les idées toutes faites sur la culture de l’est. D’ailleurs, qu’est-ce qui, chez cet homme, intéresse les habitants de l’ouest ? Son parcours d’expatrié de l’est, « émigré » à l’ouest. Ceci il n’en veut pas, il ne désire à aucun prix devenir une mascotte. D’ailleurs, s’appuyant sur le cas d’un touriste des Balkans en direction de l’ouest, il affiche les difficultés, les obstacles : « Si un artiste de mon pays veut visiter la Grande-Bretagne, il doit d’abord trouver quelqu’un qui lui fera parvenir une invitation officielle, puis il doit envoyer à l’ambassade un exemplaire récent de sa feuille de paye, une copie de son contrat de travail, le solde de son compte bancaire, remplir un formulaire de demande de visa, prendre rendez-vous, se rendre au consulat à l’heure précise, pas une minute avant ou après, passer devant un détecteur de métal, laisser les empreintes de ses dix doigts, une photographie biométrique des yeux, attendre d’être appelé par le haut-parleur, déposer les documents, repartir chez lui, attendre pendant une semaine, et prier ». En effet, la Macédoine ne fait toujours pas partie de l’Union Européenne (11 janvier 2023 Des livres rances)

lire le texte intégral sur:

https://deslivresrances.blogspot.com/2023/01/goran-stefanovski-eloge-du-contraire.html?fbclid=IwAR0z0AvLwk4A28LcJgPRvQBFn-RSjgyIlbB4W0G1NPDqlrUGXnyi40t6BqE

———————

Publié dans Actualités, essais, Littérature macédonienne, Parutions | Tagué , | Laisser un commentaire

MON CHER MARI, nouvelles de Rumena Bužarovska, Editions Gallimard, 2022

SORTIE LE 8 SEPTEMBRE 2022

MON CHER MARI

de Rumena Bužarovska

Ed. Gallimard

traduit du macédonien par Maria Bejanovska

« Le recueil « Mon cher mari » est composé de onze histoires racontées à la première personne par onze femmes différentes. Un chiffre largement dépassé par celui des destins évoqués de femmes, d’hommes, de mères et d’enfants, d’amants et d’amies.

Ces histoires forment un tout parfaitement homogène, comme les pièces d’une mosaïque.

Si les femmes y racontent leurs maris, une troisième cible est visée au-delà des sexes. Il faut donc s’attendre à tout et pas seulement à ce qu’insinue le titre par lequel il ne faut pas se laisser abuser. Le texte ment et charme, se moque et fait rire tandis qu’il banalise, généralise et met l’accent avec légèreté sur des aspects universels de la vie et vous serez surpris par ce portrait inattendu et au scalpel de notre époque profondément malade ».(Olivera Korveziroska, écrivaine et critique littéraire)

Née en 1981 à Skopje (Macédoine), Rumena Bužarovska appartient à la nouvelle génération d’écrivains macédoniens. Elle enseigne la littérature américaine à la Faculté de philologie de Skopje. Elle est l’auteure de quatre recueils de nouvelles: Griffonnages (Čkrtki, éd. Ili-Ili, 2007), Dent de sagesse (Osmica, éd. Blesok, 2010), Mon mari (Mojot maž, éd. Blesok 2014, 2ème édition : Ili-Ili, 2015), Je vais nulle part (Ne odam nikade, ed. Ili Ili, 2018) ainsi que d’une étude sur l’humour dans la littérature américaine et macédonienne à travers le prisme de la nouvelle (éd. Blesok, 2012). Elle est traduite en anglais, en allemand, en italien, en serbe, en croate, en bulgare, en slovène, en albanais…

MON CHER MARI est son premier livre traduit en français.

PRESSE

Rentrée littéraire : on a aimé

MON CHER MARI : ONZE NOUVELLES DÉCAPANTES

Décapant, ce petit livre dépeint en onze histoires, onze nouvelles écrites au féminin, les relations entre hommes et femmes. Tout le monde en prend pour son grade, c’est féroce, drôle, parfois triste, jamais moralisateur. A mettre entre toutes les mains.

Traduit du macédonien – oui nous n’avons pas l’habitude d’aller chercher là de véritables pépites – ce petit ouvrage composé de onze récits courts est signé par Rumena Bužarovska (par ailleurs professeur de littérature américaine) est un petit trésor de dérision, de lucidité et d’humanité, qui pointe sans aucune pitié les relations entre hommes et femmes dans l’intimité du couple. Malentendus, usure, lassitude, petites et grandes mesquineries, ennui, trahison, usure du quotidien, tout y passe et tout le monde en prend pour son grade avec une férocité crue.
Ne faisons pas l’erreur de croire que ce petit recueil verse du côté féministe de la Force : en creux, le « je » et son regard sur ses proches se retourne parfois avec une cruauté réjouissante sur la narratrice. Et oui, en parlant de l’autre, bien souvent… c’est de soi que l’on parle. Réjouissant et nouveau. 

Pour résumer

Décapant, ce petit livre dépeint en onze histoires, onze nouvelles écrites au féminin, les relations entre hommes et femmes. Tout le monde en prend pour son grade, c’est féroce, drôle, parfois triste, jamais moralisateur. A mettre entre toutes les mains. (Carole Huyvenaar, Mon cher mari : onze nouvelles décapantes (mensup.fr) 5 août 2022)

DIALOGUES TOUJOURS VIFS ET L’HUMOUR ACIDE

Il ne fait vraiment pas bon être un époux dans les onze nouvelles de Mon cher mari, un recueil décapant, aux dialogues toujours vifs et à l’humour acide de l’écrivaine macédonienne Rumena Buzarovska

« Un poète à la prétention dérisoire, mais à l’incontestable puissance physique (« Je le trouvais ridicule, mais dans le même temps, je regardais son torse en m’imaginant serrée dans ses bras »), un mari acariâtre, que l’on trompait allègrement, en offrant dès que l’on pouvait une part de la soupe qu’il affectionnait à son amant, un gynécologue qui se prend pour un grand artiste mais qui ne peint que des croûtes représentant le sexe de ses patientes, et qui méprise copieusement sa femme, jusqu’au jour où il découvre qu’elle est meilleure poétesse qu’il n’est peintre, un infidèle hypocrite et violent dont sa femme cherche à prendre au piège sa maîtresse et qui finira peut-être lui-même par se faire battre à coup de pelles… Il ne fait vraiment pas bon être un époux dans les onze nouvelles de Mon cher mari, un recueil décapant, aux dialogues toujours vifs et à l’humour acide de l’écrivaine macédonienne Rumena Buzarovska (Gallimard, septembre 2022). L’homme y est trop souvent imbu de lui-même, lâche et menteur, faible et brutal, et même lorsqu’il occupe une position sociale honorable, d’une bêtise souvent crasse. Mais si le mariage apparaît comme un redoutable piège, dont on ne se défait que par sa propre infidélité, la séparation ou la mort du mari, si l’auteure, semblant toujours au fil des pages adresser au lecteur le même clin d’œil farceur et assassin que la femme de la couverture du roman, défend à l’évidence ses sœurs, victimes d’une institution, de ces « liens sacrés » qui les minorisent, ces petites histoires montrant aussi à quel point les femmes ici sont parfois, consciemment ou non, la proie d’abord d’une forme de soumission librement consentie. Onze nouvelles, comme autant de petites tragi-comédies désopilantes, pour révéler ainsi que le combat des femmes, dans des sociétés encore régies par tant de traditions patriarcales, est loin d’être gagné… le rire malicieux de Rumena Buzarovska est la meilleure manière de nous le faire entendre ! » ((VincentGloeckler 19 août 2022, Babelio) :

22 août 2022 LES LIBRAIRES RECOMMANDENT « MON CHER MARI »

burst

Publié dans Actualités, Littérature macédonienne | Tagué | 1 commentaire

L’OEUVRE COMPLETE DE OLIVERA NIKOLOVA publiée par les EDITIONS ARS LAMINA, Skopje.

La promotion des 10 tomes et 12 titres a eu lieu dans le foyer de la Philharmonie macédonienne.

Toute une vie consacrée à la littérature !

Un véritable cadeau pour les générations futures !

Olivera Nikolova (photo K.Popov)

OLIVERA NIKOLOVA entourée par la nouvelle génération d’écrivains macédoniens lors de la promotion de son oeuvre complète en 10 tomes et douze titres. Toute une vie consacrée à la littérature !

Publié dans 1- Propositions romans / récits / nouvelles/ contes, Actualités, Littérature macédonienne, Propositions | Laisser un commentaire

MILORAD PAVIC dans LE MATRICULE DES ANGES

https://www.lmda.net/auteur_milorad-pavic

Traduction du serbe : Maria Bejanovska

EXEMPLAIRE UNIQUE. Roman aux cent fins

de Milorad Pavic

2021

PROPOSÉE DANS UNE FORME ÉDITORIALE AUDACIEUSE, UNE FÉÉRIE DE MILORAD PAVIĆ SOUS L’ALIBI DU POLAR. Pourquoi lit-on un roman jusqu’au bout ? Pour connaître la fin de l’histoire. Mais l’on se découvre comme intimidé par Exemplaire unique. Roman aux cent fins de Milorad Pavić. Le livre est contenu dans un coffret, lequel également en contient un second, « Le cahier bleu » d’où l’on sort une fine plaquette qui fournira des clés, ainsi que cent fiches numérotées, serrées en liasse par un bandeau brun. L’éditeur a réalisé cette élégante composition en six versions de la couverture du coffret, et apposé de manière aléatoire sur chacun de ses 2500 exemplaires l’un des dix tampons existant en…

lire la suite

Cluedo kitsch

Jérôme Delclos

novembre 2021

Le Matricule des Anges n°228

LA BOITE A ECRITURE

de Milorad Pavic

2021

UN OBJET-LIVRE TENTÉ PAR L’OBSESSION DU ROMAN INFINI, QUI CONTIENDRAIT LES AUTRES DE MILORAD PAVIĆ, ET BIEN DES CHOSES ENCORE. Milorad Pavić s’est fait connaître en 1984 par un best-seller érudit : le Dictionnaire khazar, « roman-lexique en 100 000 mots », avec ses deux exemplaires « masculin » et « féminin », et qui rompait de façon virtuose avec la lecture linéaire. Dans sa brève Autobiographie trouvable sur le site Internet de l’université de Bordeaux, l’écrivain serbe s’explique : « J’ai écrit un roman en forme de dictionnaire, un autre en forme de mots croisés, un troisième qui avait la forme d’une clepsydre et un quatrième qui était un livre-tarot. J’ai essayé d’être le moins ennuyeux possible avec ces…

lire la suite

À quoi serbe une boîte

Jérôme Delclos

mai 2021

Le Matricule des Anges n°223

LE DICTIONNAIRE KHAZAR

de Milorad Pavic

2015

LE DICTIONNAIRE KHAZAR, DE MILORAD PAVIĆ Parmi la trentaine de textes que j’ai traduits en français, Le Dictionnaire khazar occupe une place particulière. Cet été, vingt-cinq ans après sa première publication en France, je l’ai relu, de nouveau happée par ces forces invisibles que sont le rêve, l’amour, les mythes, la tragédie… Impossible de percer tous les secrets de ces histoires inépuisables qui forment une sorte de puzzle diabolique. Quelqu’un disait qu’ « une fois refermée cette machine infernale – si toutefois vous y parvenez un jour – faites attention où vous posez le pied, car Pavić nous enseigne que la réalité, comme la…

lire la suite

Maria Béjanovska

octobre 2015

Le Matricule des Anges n°167

Publié dans 1- Parutions romans / récits / nouvelles / contes, Actualités, litterature serbe | Tagué , | Laisser un commentaire

MES TRADUCTIONS PUBLIEES EN 2021

LA BOITE A ECRITURE de Milorad Pavic (Editions Le Nouvel Attila)

EXEMPLAIRE UNIQUE de Milorad Pavic (Editions Monts Metallifères)

LE CAHIER VOLE A VINKOVCI de Dragan Velikic (Editions Agullo)

LA FENETRE RUSSE de Dragan Velikic (Editions Agullo)

Publié dans Actualités | Tagué | Laisser un commentaire

LA FENETRE RUSSE de Dragan Velikic

Parution le 13 janvier 2022

Editions Agullo

Traduit du serbe par Maria Béjanovska

 » Peut-être notre identité véritable se trouve-t-elle dans tout ce qu’on a omis. « 
Pour ce roman explorant l’histoire européenne de la fin du xxe siècle d’un point de vue intime Dragan Velikic a reçu les deux prix littéraires les plus importants en Serbie: le prix NIN et le prix Meša Selimovic en 2007.

Une fenêtre russe est une petite fenêtre encastrée dans une plus grande, utilisée pour la ventilation dans les régions froides ;  » une tentative d’inhaler le monde extérieur sans perdre notre chaleur intérieure « .
La Fenêtre russe met en scène deux personnages principaux : Daniel, un chef d’orchestre âgé, fait le bilan de sa vie, de toutes les opportunités loupées, dans une sorte de confession adressée à Rudi Stupar, jeune comédien raté. À la fin des années 90, ce dernier quitte son pays bombardé et dérive à travers l’Europe de petit boulot en petit boulot, s’inventant des vies, composant et décomposant sa propre personnalité dans un effort constant pour réconcilier la réalité de son existence avec ses attentes et la conviction qu’il accomplirait de grandes choses.

Avec une grande maîtrise narrative, un humour intelligent et une subtile ironie, Dragan Velikic juxtapose les opportunités manquées de chaque personnage avec les chemins qu’il choisit, dépeignant la vie à la fois réelle et imaginaire.
Pour ce roman doux-amer explorant l’histoire européenne de la fin du xxe siècle d’un point de vue à la fois intime et objectif, Dragan Velikic a reçu les deux prix littéraires les plus importants en Serbie et en ex-Yougoslavie – le prix NIN et le prix Meša Selimovic en 2007.
Prix NIN
Prix international Vilenica

PRESSE

DRAGAN VELIKIC – UN PEREC SERBE ET LUCIDE

« Je me demandais comment qualifier ce livre, et la réponse n’est pas simple : il y a du Perec dans la tentative d’épuisement des détails, du vécu et des pensées, comme du ressenti par tous les sens. Un Perec serbe et lucide, sans illusion mais au plus près de l’humain. En tout cas, voilà un style qui ne m’a pas laissé indifférent« . (Jérôme Vaillant : http://songazine.fr/v2/la-fenetre-russe-dragan-velikic/?fbclid=IwAR3HepXMycPQY1l2b9CQP3aPAw–QUJBf0qyylQgnXcwJnKsfpy59UoLReI ( 16 jan. 2022)

LE JARDIN DE NATIORA : https://lejardindenatiora.wordpress.com/2022/01/28/la-fenetre-russe-de-dragan-velikic%ef%bf%bc/#comment-15560

« Cette fois encore, je suis magnétisée par cette écriture d’une beauté incroyable (encore bravo à la traductrice Maria Bejanovska). Dragan Velikić a la tête remplie d’idées et de mots qui nous touchent en plein cœur. Une vision de la vie douce amère, voire acide, en tout cas lucide. Je me suis sentie très proche de ce personnage Rudi, qui tente tant bien que mal de rester sur les rails dans les virages soudains que prend son existence, en quête de la « pure existence » qu’on lui a vantée.« 

extrait : Chacun n’est qu’un wagon, avec ou sans motrice, mais de toute façon un wagon, a dit Danijel le premier matin sur la terrasse de son appartement. Il voyage sur les rails, attend dans les gares, traverse les croisements, s’arrête au signal qu’il ne peut pas prévoir. Il s’accroche, il se décroche, il change de rame et finit sur une voie sans issue, aux rails envahis par les mauvaises herbes.

UN GRAND ROMAN DE DRAGAN VELIKIC !

UNE TRES BELLE TRAVERSEE, REVEUSE COMME DANS TOUT BEAU VOYAGE EN TRAIN.

»https://viduite.wordpress.com/2022/01/30/la-fenetre-russe-dragan-velikic/

« Quel plaisir de trouver un roman de cette densité, un de ceux dont souvent on s’arrête pour noter des citations, dans lequel plus souvent encore on se reconnaît. On pourrait commencer ainsi l’approche de La fenêtre russe : sa grande réussite est la capacité de Dragan Velikic d’y déployer une géographie imaginaire, « une guide touristique pour une ville universelle », intérieur et donc, en partie imaginaire. Tout est dans ce en partie puisque tout roman tient par la distance qu’il instaure avec une réalité reconnaissable par le lecteur, par ses façons de touchers des vies dont le lecteur puisse deviner la cohérence, comprendre le comportement. « Observer le monde de la bonne hauteur. Éloigné, mais si près. » Nous en sommes tous là, non ? Loin de nous-mêmes, idiots, en se sachant que trop que « seul ce qu’on ne peut pas apprendre à du sens.

DES PEPITES SUR LESQUELLES ON A ENVIE DE S’ATTARDER

Un livre dans ma valise; Babelio

« A l’inverse des poupées russes qui s’imbriquent les unes dans les autres, « fenêtre russe » montre tous les possibles, où tout peut être question d’interprétation et de point de vue. Observer le monde en changeant de fenêtre en permanence est un jeu auquel l’auteur s’est adonné pour le plus grand plaisir des lecteurs…. Certaines de ses phrases ou pensées sont des pépites sur lesquelles on a envie de s’attarder. » (Un livre dans ma valise; Babelio)

DRAGAN VELIKIC AU FESTIVAL ATLANTIDES A NANTES

DRAGAN VELIKIC AU FESTIVAL ATLANTIDES A NANTES

DU 24 AU 27 FEVRIER 2022

LA LIBRAIRIE LES PAPIERS COLLES A DRAGUIGNAN

_________________

L’EXPRESS sur LA FENETRE RUSSE de Dragan VELIKIC

LE LIVRE A NE PAS MANQUER!

« UN ROMAN IMPRESSIONNANT D’INGENIOSITE ET D’ACUITE »

« Un roman ironique, à la structure intrigante, déclinée en deux parties qui se répondent et finissent par composer le passionnant tableau de plusieurs générations de Serbes. »

La Fenêtre russe », roman de l’écrivain et diplomate serbe Dragan Velikic, compose le passionnant tableau de plusieurs générations de ses compatriotes

https://www.lexpress.fr/…/la-fenetre-russe-de-dragan… (6 mars 2022)

___________________________

LE FIGARO LITTERAIRE sur LA FENETRE RUSSE (le 3 mars 2022)

« Et Velikic nous conte tout cela avec brio, dans une douce mélancolie en noir et blanc, qui s’achève dans une apothéose choral convoquant les principaux acteurs de ce roman profondément touchant ». -(Thierry Clermont)

https://www.lecteurs.com/livre/la-fenetre-russe/5780602 (fév. 2022)

C’est un voyage dans l’espace et le temps, à la fois, et dans l’omniscience de l’intériorité de chacun : c’est tout le principe de cette fenêtre russe. Préserver son intimité tout en s’initiant à la culture d’autrui….Des mondes élastiques, des mondes doubles et multiples, parallèles et convergents, émaillés d’incessantes interrogations, aux frontières toujours mouvantes depuis celles de l’Europe centrale jusqu’à celles de l’appartement familial. (Géraldine C.)

UN IMMENSE TEXTE

27 avril 2022 Julien Delorme

Toujours dans cet incroyable roman, depuis plus d’un mois. Je corne une page sur trois, dans laquelle je trouve des fulgurances. Il y a une dizaine d’années, Claro avait une boutade qu’il répétait souvent en soirée – quand on lui demandait de lire un extrait ; il disait qu’il faudrait des livres qui ne soient fait que d’extraits, ca serait plus facile. Un extrait, c’est souvent une extraction au forceps d’un morceau de texte, un morceau auquel on peut faire dire ce qu’on veut. Ca pourrait être aussi le signe, pour explorer la pire possibilité, d’un livre où l’auteur aurait enfilé des perles, très jolies, mais qui n’ont pas de cohérence bout à bout. Un truc qui ne se tient pas qui est une collection plus qu’une construction. Cette FENÊTRE RUSSE, c’est un livre d’extraits, mais un de ceux, au contraire de ce que je viens de présenter, dans lequel le tout est plus que la somme des parties. Et donc chaque extrait que je pourrais proposer serait très limitatif pour restituer la puissance du texte (et une fois de plus chapeau à la traductrice Maria Bejanovska, et à Agullo Editions pour nous donner à lire en français cet immense texte)

Au temps pour celles et ceux qui croient que l’âge des grands romans psychologiques est terminée, que Dostoievski ou Sartre ont clôturé le sujet, cette Fenêtre Russe dit énormément sur la condition humaine, et elle le dit d’une manière incroyablement intelligente et élégante.

C’est un livre très dense, et il mérite du temps et de l’attention. Tout comme PAPA TOMBE DANS LA LUNE, de Dieudonne Niangouna, quoique dans un style radicalement différent, je vis avec lui depuis plusieurs semaines, j’entrecoupe la lecture de plus courts textes poétiques pour m’accorder des respirations.

LE MONDE DES LIVRES

DEUX VOIX MAJEURES DES LITTERATURES DES BALKANS : DRAGAN VELIKIC ET SEMEZDIN MEHMEDINOVIC

« Puissants, singuliers brillants, intrigants, dérangeants parfois, ces textes baignent dans une ambiance profondément mitteleuropeenne. Des situations aux contours sans cesse mouvants, comme chez Musil. Des personnages à la Singer, agis par la vie plus qu’ils n’agissent sur elle. Un soupçon de nihilisme à la Cioran, un éclat de rire à la Ionesco et une bonne dose d’ironie à la Kundera. ‘Continue, ce n’est pas mal, conclut le héros de Velikic. Si tu t’organises bien, tout sera insignifiant' ». (Florence Noiville, le Monde, 13 mai 2022)


LE TRAIN COMME UNE METAPHORE

« Chacun n’est qu’un wagon, avec ou sans motrice, mais de toute façon un wagon », ajoute le même Danijel. « Il voyage sur les rails, attend dans les gares, traverse les croisements, s’arrête au signal qu’il ne peut pas prévoir. Il s’accroche et se décroche, change de rame et finit sur une voie sans issue, aux rails envahis par les mauvaises herbes. »

« Ce sont toujours ces mêmes vies anonymes qui s’écoulent aux marges des mondes, dans des scénographies similaires », poursuit ailleurs Dragan Velikić. « Ils ne partent jamais, ils sont des figurants dans les représentations des autres, réduits à des meubles, nés sur une voie secondaire, en attente permanente du sifflet et du signal vert. Il n’existe pas d’aiguillage qui les orienterait vers le lointain où l’on respire à pleins poumons. Leur temps s’écoule hors du monde. »

https://www.courrierdesbalkans.fr/Blog-o-La-vie-est-un-exil (Pierre Glachant)

_______________________

DRAGAN VELIKIC A LA COMEDIE DU LIVRE A MONTPELLIER, 21 mai 2022

Publié dans 1- Parutions romans / récits / nouvelles / contes, Actualités, Contrat signé, litterature serbe | Tagué , | 1 commentaire

EXEMPLAIRE UNIQUE de Milorad Pavic

UN POLAR ONIRIQUE de MILORAD PAVIC : EXEMPLAIRE UNIQUE.

Et, comme toujours chez Pavić, le Diable n’est jamais loin.

Parution le 14 octobre 2021

Ed. Monts Métallifères.

Traduit du serbe par Maria Bejanovska

AlexSandra Klozevitz est un être androgyne qui tient un commerce particulier : c’est un(e) chasseur(se) de rêve, qui vend à qui le souhaite un de ses rêves futurs. Ces rêves, où les fantasmes se mêlent au mythe, s’avèrent prémonitoires. Mais on ne rêve pas ses rêves futurs sans danger, et, très vite, les morts se mettent à tomber.Dans ce polar onirique qui ne cesse de brouiller les pistes et d’abolir les frontières (entre homme et femme, rêve et ­réalité, vie et mort, passé et avenir), nous suivons tour à tour les destinées d’un chanteur d’opéra, celle de sa femme, la magni­fique Markezina Lempicka, et de son amant. On y croise aussi un assassin lanceur de couteaux, un magnat aux ongles arrachés, un lévrier géant, Pouchkine, une irrésistible danseuse de tango, des morts qui convoquent les vivants… Et, comme toujours chez Pavić, le Diable n’est jamais loin.

EXTRAIT » Lorsque vous attrapez un oiseau, ce n’est pas une moitié de cet oiseau que vous attrapez, ou un quart, mais l’oiseau entier, peu importe sa taille. C’est pareil avec les rêves : je peux attraper votre rêve en entier ou pas du tout, peu importe sa longueur. Dans l’intemporel plane aussi cette partie de votre rêve, sa suite que vous ne rêverez jamais, mais qui est déjà là comme les pattes ou la queue sur l’oiseau. Un autre exemple : tout comme les cheveux et les ongles continuent de pousser après la mort, les rêves continuent après la mort, bien qu’ils n’aient pas été rêvés jusqu’au bout pendant la vie. »

Prévisualiser(ouvre un nouvel onglet)

PRESSE

LIVRES HEBDO :Monts Métallifères se lance dans un projet ambitieux : publier Exemplaire unique de l’auteur serbe Milorad Pavić, traduit par Maria Béjanovska (14 octobre). La particularité de ce roman ? L’auteur a tenu à proposer cent fins différentes. « Milorad Pavić souhaitait que chaque lecteur ait un exemplaire unique de l’histoire et choisisse sa fin », souligne Guillaume Mélère.La maison s’apprête à pousser le concept de l’écrivain. « Exemplaire unique sera tiré à 2 500 exemplaires et nous préparons 2 500 exemplaires visuellement différents les uns des autres », explique l’éditeur. L’ouvrage sera disponible dans un coffret au sein duquel les cent fins seront proposées sur des feuilles volantes. Mais surtout, six variations de couverture et dix variations de tampons représentants des objets du roman sont prévues pour rendre les coffrets, assemblés et tamponnés à la main, uniques.

COUP DE COEUR de la librairie PLACE DES LIBRAIRES

Un exemplaire unique (un peu avare en tampons) trône fièrement, car en très bonne compagnie, dans la vitrine de la librairie Textures, à Paris 19!

EXEMPLAIRE UNIQUE de Milorad Pavic dans la vitrine de LE MONTE-EN-L’AIR :

PROPOSEE DANS UNE FORME ÉDITORIALE AUDACIEUSE, UNE FÉÉRIE DE MILORAD PAVIĆ SOUS L’ALIBI DU POLAR. ( Le Matricule des Anges. Par Jérôme Delclos, nov. 2021) :

EXEMPLAIRE UNIQUE dans les vitrines des librairies :

Librairie Ombres blanches à Toulouse

Librairie Série B à Toulouse

SUR LES ONDES DE RADIO CANADA

avec GABRIEL MARCOUX-CHABOT

« Vendredi dernier, sur les ondes de Radio-Canada, je vous parlais de mon amour pour l’auteur serbe Milorad Pavić, de son incontournable Dictionnaire Khazar, de sa Boîte à écriture, que je venais tout juste de recevoir, ainsi que de son Exemplaire unique, dont j’attendais impatiemment la livraison (chez mon libraire, bien entendu). Eh, bien, c’est chose faite! Ce livre delta, aux 100 fins différentes, est maintenant en ma possession! Il s’ajoute donc à ma collection, qui comprend déjà:- Dernier amour à Constantinople (un roman qu’on lit après s’être tiré au Tarot, ce qui fait que chaque parcours de lecture, comme chaque destin, est différent)- Deux éditions (une en français, l’autre en anglais) de Paysage peint avec du thé (un roman qui se lit comme on fait des mots croisés)- Deux éditions (une en français, l’autre en anglais) de L’envers du vent (un roman qui n’a aucune fin et deux commencements)- Une édition en serbe du Dictionnaire khazar (pour le plaisir de la collection, car je ne lis pas le serbe, et aussi parce que les différentes entrées du dictionnaire, placées en ordre alphabétique, font que chaque traduction crée un livre un peu différent)Pour écouter ou réécouter ma présentation de l’œuvre absolument fascinante de cet auteur unique, c’est par ici (dans le segment de 17h15) : https://ici.radio-canada.ca/…/rattrapage-du-vendredi-10…

A la librairie Au Saut du Livre à Joigny, “Exemplaire unique” est dans la très sélective liste de suggestions de cadeaux.

L’HISTOIRE CENT FINS ! »Le génie Pavic récidive dans un roman policier et métaphysique qui laisse le dernier mot aux lecteurs.OUVREZ-MOI, JE SUIS DINGUE !! »A Passages, toujours, “Exemplaire unique” vous dévoilera tous ses secrets…Un merci très chaleureux aux libraires ! 🙏#miloradpavic#exemplaireunique#livreobjet#listedenoel#librairie#livrecadeau#bookstagram#objetunique

EXEMPLAIRE UNIQUE de Milorad Pavic dans la vitrine de la librairie Descours à Lyon!

COUP DE COEUR de la librairie Réservoir Books à Besançon pour EXEMPLAIRE UNIQUE de Milorad Pavic !

EXEMPLAIRE UNIQUE TRONE EN MAJESTE DANS LA LIBRAIRIE LA FRICHE à Paris !🤩 Que ce soit en vitrine avec le dernier Goncourt, ou à l’intérieur en compagnie d’un prix Nobel, Exemplaire unique trône en majesté dans une librairie qu’on adore, La Friche à Paris 11 !

EXEMPLAIRE UNIQUE dans l’émission PALUDES du 7 janvier 2022:

https://charybde2.wordpress.com/2022/05/21/note-de-lecture-exemplaire-unique-milorad-pavic/?fbclid=IwAR1Wo5NvorGx5F0nwK_h3FZDQkCJ7kFAIi_Q7qRl2OamzXlb5sZAhGuH_YM (Hugues Robert, 21 mai 2022) :

« Témoignage aussi féroce qu’enjoué du réalisme magique inscrit au cœur de la littérature slave contemporaine (même le précurseur Mikhaïl Boulgakov et son « Maître et Marguerite » n’auront ici qu’à bien se tenir)…

Avec EXEMPLAIRE UNIQUE, Milorad Pavic nous offre l’un de ces grands moments de littérature inattendue qui ne sont pas si fréquents.

En résonance naturelle avec le « Marelle » (1963) de Julio Cortazar ou avec « Les malchanceux » (1969) de B.S. Johnson, mais également de manière plus transversale avec son propre « Dictionnaire khazar » de 1984, et davantage encore avec son formidable puzzle à disséquer et assembler, « La boîte à écriture » (1999), Milorad Pavić nous offre l’une des plus belles et des plus machiavéliques démonstrations de récit ouvert qui soient. »

Publié dans 1- Parutions romans / récits / nouvelles / contes, Actualités, Contrat signé, litterature serbe, Parutions | Tagué , | Laisser un commentaire

NOSTALGIE DU SUD, poème de Konstantin MILADINOV

A L’APPROCHE DES SOIRÉES POÉTIQUES DE STRUGA QUI FÊTENT CETTE ANNÉE LEUR 60ème ANNIVERSAIRE, VOICI LE POEME-FETICHE DE CETTE MANIFESTATION – NOSTALGIE DU SUD DE KONSTANTIN MILADINOV, ADAPTÉ EN FRANÇAIS PAR EUGÈNE GUILLEVIC et LUCIE ALBERTINI

NOSTALGIE DU SUD

Comment avoir des ailes d’aigle,

et m’envoler dans nos régions,

m ’en aller dans nos pays,

voir Istanbul, voir Koukouche*

voir si là-bas aussi, le soleil

apparaît sombre, comme ici.

Si comme ici le soleil me rencontre,

si là-bas aussi, le soleil luit sinistrement,

pour un lointain voyage je partirai

et dans d’autres pays m’enfuirai,

là où un soleil clair se lève

et où le soleil sème des étoiles.

II fait sombre ici, les ténèbres enveloppent,

un obscur brouillard couvre la terre,

et des gels et des neiges et des poussières,

et des vents puissants et des tempêtes,

tout autour, brouillard et terres gelées,

du froid dans la poitrine et des noires pensées.

Non, je ne peux pas rester ici,

non, je ne peux pas regarder ce gel !

Donnez-moi des ailes

pour m’envoler dans nos régions,

m’en aller dans nos pays,

voir Ohrid, voir Struga.

Là-bas, l’aurore réchauffe l’âme,

et un soleil clair se couche sur la forêt;

là-bas, avec splendeur, la force naturelle

a répandu ses dons:

Tu vois blanchir le lac limpide,

tu le vois, à cause du vent, s’obscurcir en bleu;

et que tu regardes la plaine ou la montagne,

la divine beauté est partout.

Là-bas, de tout cœur, je voudrais jouer du pipeau,

et que le soleil se couche et que je meure.

« Nostalgie du Sud » a connu 74 adaptations et est traduit en 43 langues.

Saint-Jean-Kaneo-Eglise-patrimoine-mondial-UNESCO-Ohrid-Ohrid-Macedoine_0_1398_931.jpg
Publié dans Littérature macédonienne | Tagué , | Laisser un commentaire

LE CAHIER VOLE A VINKOVCI de DRAGAN VELIKIC (ISLEDNIK)

SELECTIONNE AVEC SEPT AUTRES ROMANS POUR LE PRIX JEAN MONNET 2021

Traduit du serbe par Maria Béjanovska

Editions AGULLO

Le prix JeanMonnet de littérature européenne est un prix littéraire français, décerné depuis 1995, pendant le LEC Festival (Littératures Européennes Cognac [archive]), qui récompense un auteur européen pour un ouvrage, écrit ou traduit en français.

La nouvelle de la mort de sa mère surprend l’écrivain à Budapest et devient l’occasion d’ouvrir une boîte noire émotionnelle. De fragments de souvenirs en portraits esquissés avec sensibilité, c’est toute l’histoire de l’Istrie du XXe siècle, depuis le grand incendie de Salonique en 1917 jusqu’à nos jours, en passant par l’implosion de l’ex-Yougoslavie dans les années 1990, qui se trouve revisitée à travers les événements, les vies ordinaires ou extraordinaires de ceux qui se sont succédés sur cette terre, et la trace qu’ils ont laissée dans l’esprit du narrateur. L’histoire de pays, de villes, d’hôtels, de chemins de fer qui n’existent plus. De familles détruites et de personnes disparues. C’est aussi, et surtout, un portrait de la mère du narrateur, elle qui toute sa vie a collecté ces fragments, ces morceaux de mémoire, et qui, à la fin de sa vie, a fini par perdre cette mémoire. Un roman sur l’histoire, les histoires, le souvenir, réel ou recréé, les traces qu’on laisse.

PRESSE

«Rarement un livre me laisse sans voix. Et c’est un chef-d’œuvre – une magnifique mosaïque balkanique moderne d’après-guerre dans laquelle l’histoire et la fiction s’intègrent si habilement. Dragan Velikić crée une œuvre de haut niveau, dont vous ne pouvez tout simplement pas vous séparer, et c’est pourquoi, probablement à juste titre, il est considéré comme le nouvel Andrić.  » (Stefanos Cavalierakis, directeur du musée de la ville d’Athènes)

VOICI UN LIVRE PEU ORDINAIRE. TOUCHANT ET SURPRENANT :

« Ce livre vous donne envie de regarder les photos que vous gardez dans une boîte en carton, à la cave, de regarder la vie qui s’est écoulée depuis quelques décennies, et de sentir le parfum fugace de temps révolus ».

Avis des lecteurs :

2 février 2021 : https://www.babelio.com/livres/Velikic-Cahier-vole-a-Vinkovci/1288539

« Quel livre original …Un livre indescriptible , très bien écrit, un tourbillon de personnages qui ont vécu sur ces terres au XXème siècle.Un beau portrait de mère aussi, touchant, déroutant. Comme tout ce livre. « 

« En refermant ce livre, que j’ai lu intensément, passionnément, me sont restées des images, des visages, des tranches de vie, des émotions. Je me sens comme si j’avais moi-même voyagé, et que je ramenais dans mes bagages des souvenirs de rencontres qui m’ont enrichies.Quant à l’écriture, c’est le summum. Elle est d’une beauté ! Quelle maîtrise de la langue ! Bravo à la traductrice Maria Bejanovska, j’ai pris un tel plaisir à lire ce roman. Une véritable symphonie dont la musique entêtante m’a charmée du début à la fin. »

févier 2021 : https://lejardindenatiora.wordpress.com/2021/02/08/le-cahier-vole-a-vinkovci-de-dragan-velikic/:

« Je suis ravie d’avoir eu l’occasion de lire cet ouvrage qui m’a emballée comme rarement. J’ai pu aller à la rencontre d’un auteur, d’un territoire, d’une littérature inconnue ».

LE COUP DE COEUR DE LA LIBRAIRIE AB

Le coup de cœur de Florence pour un formidable roman chez Agullo Editions« Un très beau roman, mélancolique et passionnant. L’auteur adresse à sa mère une lettre d’amour et évoque les endroits et les personnes qui ont traversé son existence. Derrière l’histoire maternelle, apparaît comme par magie l’Histoire de la Yougoslavie.

« Le lecteur ne peut s’empêcher de penser à “La promesse de l’aube” de Romain Gary. Comment ces mères exigeantes, fières jusqu’au ridicule, rêvant de célébrité pour leur progéniture et un brin fantasques, peuvent-elles susciter le désir d’écriture ? »

le 18 mars 2021 https://netsdevoyages.car.blog/2021/03/13/le-cahier-vole-a-vinkovici-dragan-velikic/?fbclid=IwAR0HBqMGU18lAqN68ljTXTcvf_fyx3dWLkdCONK625PtC7jeDSVQSmL_8vA

« Comme Mendelsohn et Sebald , Velikic mène son enquête de manière circulaire. Il tourne et retourne, digresse, retrouve d’anciennes photographies, interroge des témoins comme le vieil horloger nonagénaire. Il fait revivre les anciens souvenirs familiaux comme ceux de son grand père cheminot. Surtout il raconte l’histoire de son ancienne voisine Lizeta, grecque, italienne et juive de Salonique dont les anciennes photos ont enchanté son enfance. L’incendie de Salonique (Aout 1917).

le 17 mars 2021 https://viduite.wordpress.com/2021/03/17/le-cahier-vole-a-vinkovci-dragan-velikic/

UN RECIT MAGISTRAL »Le cahier volé à Vinkovci est un récit magistral, son désordre apparent, ses détours, la plasticité de la prose de Dragan Velikic, donne une image saisissante de l’Istrie, de son histoire pleine de manipulations et de séparations. »

Les Notes (mars 2021) : « Une grande et belle histoire au service d’un émouvant parcours mémoriel »

Revue HISTORIA (mars 2021) par Gérard de Cortanze :

RENCONTRE AVEC DRAGAN VELIKIC avec le journaliste et écrivain Thierry Clermont

Agullo EditionsDemain, mardi 11 mai 2021 à 18H00, nous vous invitons à assister et participer à l’entretien entre l’auteur Dragan Velikić et le journaliste Thierry Clermont sur « Le Cahier volé à Vinkovci », organisé sur Zoom et accessible via le lien ci-dessous. Une retransmission en directe sera disponible sur la page de Institut français de Serbie/ Francuski institut u Srbiji. »Partout où nous allons, nous sommes déjà sur le territoire d’autres vies. « Un roman sur la mémoire, les traces du passé, et l’histoire d’une région, l’Istrie, balayée par tous les tourments de l’Histoire. L’histoire de pays, de villes, d’hôtels, de chemins de fer qui n’existent plus. De familles détruites et de personnes disparues dont les voix résonnent dans une polyphonie brillamment orchestrée par l’auteur.

Lien Zoom 👉https://us02web.zoom.us/j/88097044728

15 mai 2021: le Temps:

C’est une prose très personnelle, nettement à tendance spirituelle et philosophique, qu’est celle de Dragan Velikic, il faut s’y cramponner solidement pour ne pas en perdre le fil, chaque occasion est bonne pour dresser un constat sur un élément du monde qu’il l’entoure, comme si il était capable de voir des choses que le restant des immortels était incapable de voir. J’imagine que la traduction a été plutôt ardue à certains moments, en tout cas, elle est brillante, Maria Bejanovska a accompli là un formidable et minutieux travail de transcription. C’est une écriture très imagée, qu’il faut aborder sans précipitation et prendre le temps de déchiffrer la profondeur du sens de ses écrits.

Publié dans 1- Parutions romans / récits / nouvelles / contes, litterature serbe | Tagué , | Laisser un commentaire